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Le syndicat Unia a lancé une procédure de licenciement avec effet immédiat de ses deux collaborateurs impliqués dans l'escroquerie à la Caisse cantonale de chômage (CCC) du canton de Vaud. Le logo du syndicat Unia est photographié sur la vitrine de son siège vaudois.

KEYSTONE/LAURENT GILLIERON

(sda-ats)

Douze chefs d'entreprise et deux collaborateurs d'Unia, licenciés avec effet immédiat, ont été placés en détention provisoire, après une fraude à la Caisse cantonale de chômage du canton de Vaud (CCC). Les détournements sont estimés à trois millions de francs.

Unia a lancé une procédure de licenciement avec effet immédiat. Elle vise deux de ses collaborateurs incriminés. L'une travaillait dans canton de Vaud, l'autre dans celui de Berne.

Unia prend également acte qu'en tant qu'organisation, sa probité n'est pas remise en cause par le Ministère public. Unia est victime de ces agissements. Le syndicat continuera à collaborer activement avec les autorités afin de déterminer les circonstances de cette fraude.

Interpellations dans trois cantons

Ouverte début 2016 pour escroquerie par métier commise au détriment de la CCC, l'enquête a révélé que des indemnités en cas d'insolvabilité avaient été versées indûment depuis 2013, à tout le moins, écrit le Ministère public mardi dans un communiqué. De nombreuses interpellations ont été menées dans les cantons de Vaud, Fribourg et Berne.

A ce stade, seul le canton de Vaud semble avoir été lésé. Rien n'indique qu'il y ait eu des complicités au sein de la Caisse cantonale de chômage, laquelle a d'ailleurs déposé plainte en été 2016, relève le Parquet.

Des semaines d'analyse

Au terme des opérations de police menées la semaine dernière, deux collaborateurs du syndicat Unia et douze chefs d'entreprise ont été entendus. Ils ont ensuite été déférés devant le Tribunal des mesures de contrainte qui a ordonné leur détention provisoire.

Les détournements qui ont profité aux patrons, aux collaborateurs d'Unia et aux employés fictifs peuvent être estimés à quelque trois millions. Le montant final ne sera connu qu'une fois effectuées les investigations visant à déterminer les indemnités légitimement versées et celles qui n'étaient pas dues.

L'importante saisie documentaire et informatique effectuée lors des perquisitions nécessitera plusieurs semaines d'analyse. Pendant cette période, aucune information supplémentaire ne sera donnée, précise le Ministère public.

ATS

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