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Paris - L'avocat général de la Cour de justice de la République a requis quatre ans de prison, dont deux avec sursis, contre l'ancien ministre de l'intérieur Charles Pasqua, jugé pour trois affaires de corruption présumée. Le verdict est attendu vendredi.
Lors d'un réquisitoire d'une heure et demie, l'avocat général a tenté de démontrer l'existence d'un faisceau de culpabilité visant l'ancien ministre d'Edouard Balladur, tout en reconnaissant l'absence d'aveu de prévenu et de preuve.
"Pour que cette peine prenne tout son sens", il a souhaité qu'elle soit "proportionnelle à la gravité des faits et à la personnalité de l'auteur", "un homme de caractère, d'expérience, un organisateur, un combattant".
Charles Pasqua n'a "aucune âpreté personnelle aux biens", a noté l'avocat général Yves Charpenel, qui voit chez l'homme politique "essentiellement deux faiblesses qui ont fini par devenir des fautes. Celle de la passion politique qui lui a fait perdre les limites de la probité publique et peut-être, surtout, la passion familiale et amicale."
Avant sa plaidoirie prévue dans l'après-midi, l'un des avocats de l'ancien ministre de l'Intérieur, Me Léon Lev Forster, a dénoncé une "peine inadaptée".
Charles Pasqua est jugé pour des faits de corruption passive dans l'autorisation d'exploitation du casino d'Annemasse, qui aurait permis de financer plus tard son parti, le Rassemblement pour la France. Il est aussi accusé de complicité et recel d'abus de bien sociaux dans les affaires des contrats de la Sofremi, société de matériel de police liée à l'Intérieur, et de l'autorisation du déplacement du siège de GEC-Alsthom, aujourd'hui Alstom.

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ATS