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La possibilité offerte aux communes du Jura bernois de rejoindre si elles le souhaitent le canton du Jura lors d'un second vote ne fait pas l'unanimité. Les mouvements de lutte pro-bernois et l'UDC dénoncent ce geste de Berne et redoutent un morcellement de la région.

Dans l'hypothèse d'un rejet dans le Jura bernois d'un nouveau canton, les communes auront encore la possibilité de demander à changer de canton dans un délai de deux ans. L'inverse est aussi vrai si le Jura bernois choisissait de rejoindre le Jura.

Risque de morcellement

Pour le groupe pro-bernois Sanglier, un vote communaliste constitue un risque de morcellement qu'il qualifie de "malvenu" pour le Jura bernois. "Et tant qu'à faire, pourquoi ce droit n'est-il pas donné aux communes jurassiennes qui souhaiteraient quitter la république bananière", s'interroge le groupement de jeunes antiséparatistes.

Une crainte partagée par le mouvement de lutte Force démocratique qui compare ce vote à la boîte de Pandore. "Le Jura bernois représente un tout. Si la commune de Moutier rejoignait le Jura, qu'adviendrait-il des petites communes limitrophes?", relève son président Roland Benoit.

Jura bernois diminué

Fidèle à sa ligne, l'UDC du Jura bernois entend combattre ce vote communaliste. Elle estime que le Jura bernois sortirait affaibli d'un tel processus et verrait son poids au sein du canton de Berne diminuer.

Avec la possibilité offerte aux communes de rejoindre le canton du Jura, la région pourrait ne plus compter que 40'000 habitants au lieu de 50'000. "Cela donne l'impression d'une concession majeure au canton du Jura", a déclaré un membre du comité directeur du parti qui redoute que la partie francophone bernoise ne se transforme en une sorte de patchwork.

ATS