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Des dizaines de vols ont été annulés en juin à l'aéroport de Phoenix à cause d'une vague de chaleur (archives).

KEYSTONE/AP/MATT YORK

(sda-ats)

Les avions aussi tirent la langue face au réchauffement. De plus en plus d'appareils vont devoir jeter du lest dans les décennies à venir s'ils veulent décoller aux heures les plus chaudes de la journée, selon une étude de l'Université Columbia.

Comme l'a montré l'annulation d'une quarantaine de vols le mois dernier au départ de Phoenix, dans l'Arizona en pleine vague de chaleur, les avions ont plus de mal à décoller quand l'air chauffe.

En chauffant, l'air perd en densité. Et dans un air moins dense, les ailes des avions perdent de la portance, souligne un communiqué résumant cette étude menée par un doctorant, Ethan Coffel, avec le climatologue Radley Horton.

La seule solution, si on ne veut pas reporter le départ de l'avion, est d'alléger son poids, en réduisant la quantité de carburant, de fret ou le nombre de passagers, précise le communiqué.

Le réchauffement et la multiplication des vagues de chaleur comme celle qu'a connue Phoenix pourraient affecter 10 à 30% des avions remplis à capacité aux heures les plus chaudes, selon l'étude.

Risques inexplorés

"La plupart des études jusqu'ici se concentraient sur l'impact de l'aviation sur le réchauffement climatique, et non l'inverse", souligne M. Horton. Cette étude "pointe les risques inexplorés du changement climatique sur l'aviation" et "le potentiel substantiel pour des effets en cascades, économiques ou autres".

Les effets pourront varier selon le type d'avions et les aéroports - ceux dont les pistes sont les plus courtes comme La Guardia, à New York, ou qui sont soumis aux températures les plus chaudes, comme Dubaï, seront les premiers touchés.

Les aéroports des régions plus tempérées et dotés de pistes suffisamment longues devraient être moins affectés, comme Heathrow, à Londres, JFK à New York, ou Charles de Gaulle à Paris, selon cette étude publiée dans la revue Climatic Change.

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ATS