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Les réseaux de soins soumis au peuple le 17 juin permettront d'économiser un milliard de francs, selon le ministre en charge de la santé Alain Berset. Au-delà de l'aspect financier, le conseiller fédéral estime que ce projet offre surtout de meilleures conditions pour les patients.

Alain Berset se base sur plusieurs études qui estiment le potentiel d'économies entre 9 et 20%. En extrapolant sur "quelques années, avec 60% d'affiliés, ce qui n'est pas complétement incongru, et 9% d'économies, cela ferait un milliard de francs par année", a déclaré le chef du Département fédéral de l'intérieur dans une interview parue vendredi dans le quotidien "Le Temps".

Le Fribourgeois, dont ce sera la première votation dépendant de son département, affirme avoir procédé à toutes les vérifications avant de faire cette annonce. "Un milliard de francs, cela correspond à environ 4% de primes", ajoute-t-il.

Le patient au centre

Mais pour lui, l'essentiel de cette révision de la LAMal n'est pas là. Il estime que le système dit du "managed care" profitera avant tout aux patients. "C'est une approche dans laquelle le patient est au centre avec une coordination des soins basée sur la qualité. C'est un changement culturel", estime-t-il.

Interrogé sur son revirement depuis son passage du Conseil des Etats au gouvernement, le ministre explique qu'à l'époque il espérait encore pouvoir améliorer le système. Or la votation du 17 juin n'offre plus d'alternative entre le oui et le non. Dans une pesée d'intérêt, "la balance penche clairement en faveur des soins intégrés", dit-il.

Ce changement de position d'Alain Berset a étonné le conseiller national Stéphane Rossini (PS/VS), vice-président du Parti socialiste opposé au "managed care". "J'ai été surpris de l'entendre dire qu'il défend ce projet par conviction. Cela affaiblit le PS", a-t-il déclaré au "Temps" de vendredi.

ATS