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Deux vétérans de la lutte prodémocratique ont perdu leur siège à l'issue des élections locales de dimanche à Hong Kong. Mais au moins six candidats, qui avaient participé aux manifestations anti-Pékin, ont été élus.

Les résultats de ce scrutin, le premier depuis le "mouvement des parapluies" l'an dernier, ne changeront pas le rapport de forces à Hong Kong malgré un taux de participation record. Les représentants des comités de district ne disposent en effet que de très peu de pouvoirs.

C'est en effet un résultat insignifiant face aux 119 sièges qui ont été enlevés par le DAB, principale force favorable à Pékin. La principale formation prodémocratie, le Parti démocrate, a raflé 47 sièges, et les néodémocrates, issus d'une scission avec le Parti démocrate, disposent au moins de 15 élus. Le scrutin, auquel 3,1 millions d'électeurs pouvaient voter, a été marqué par une participation record de 47%.

"D'une certaine façon, le mouvement des parapluies a attiré une nouvelle génération d'électeurs", a estimé Willy Lam, chercheur au Centre d'études chinoises de l'Université chinoise de Hong Kong. "Mais Pékin peut être rassuré car, globalement, les résultats demeurent inchangés".

Manifestations géantes

Ces élections dans le territoire revenu dans le giron de la Chine en 1997 constituaient un test important pour savoir si le mouvement prodémocratie était en mesure de traduire dans les urnes l'élan des manifestations géantes de l'année précédente.

Pékin avait accepté le principe du suffrage universel pour l'élection en 2017 du chef du gouvernement de la région semi-autonome, mais n'aurait autorisé que deux ou trois candidats adoubés par un comité aux ordres du pouvoir à se présenter, ce qui était inacceptable pour les manifestants. En dépit de l'écho international suscité par ce "mouvement des parapluies" qui avait duré 79 jours, la Chine n'a pas cédé un pouce de terrain.

Les sept millions d'habitants de Hong Kong bénéficient de droits qui n'existent pas sur le continent, mais le sentiment que ces libertés sont menacées se répand de plus en plus. Plusieurs dizaines de "soldats des parapluies", comme ils avaient été surnommés par la presse locale, se présentaient dimanche lors de ces élections destinées à désigner les 431 représentants de 18 comités de district.

La réforme électorale de Pékin avait été mise en échec en juin par les députés prodémocratie du parlement hongkongais, si bien que c'est le système actuel qui prévaudra pour l'élection du chef de l'exécutif en 2017: il sera désigné par un collège de grands électeurs loyal à Pékin.

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ATS