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L'émissaire de l'ONU sur la Syrie Staffan de Mistura à une réunion conjointe mardi à Genève avec les représentants de la Russie, de l'Iran et de la Turquie.

Keystone/SALVATORE DI NOLFI

(sda-ats)

L'émissaire de l'ONU sur la Syrie Staffan de Mistura a dirigé une réunion conjointe à Genève avec les représentants de la Russie, de l'Iran et de la Turquie. Cette discussion mardi a eu lieu dans le contexte des craintes d'une large offensive sur Idleb.

Après les avoir vus séparément lundi, M. de Mistura a souhaité se réunir conjointement avec les délégations. Celles-ci étaient menées par l'émissaire du président russe Vladimir Poutine sur la Syrie, Alexandre Lavrentiev, celui du ministre iranien des affaires étrangères, Hossein Jaberi Ansari, et le vice-ministre turc des affaires étrangères Sedat Önal.

Rien n'a filtré dans l'immédiat du dialogue. L'Italo-Suédois devait aborder avec ces Etats, qui soutiennent le régime de Bachar al-Assad pour les deux premiers et les rebelles pour la Turquie, le scénario d'un Comité constitutionnel syrien souhaité à Sotchi par ces puissances.

Mais la réunion était surtout prévue alors que Russie et Turquie sont divisées sur la situation à Idleb où se trouvent près de 3 millions de personnes. L'ONU s'attend à 800'000 déplacés en cas d'offensive généralisée sur cette zone, dernier bastion de dizaines de milliers de rebelles. Lundi, son chef des affaires humanitaires avait de son côté appelé à éviter "la pire catastrophe humanitaire du 21e siècle".

Autre discussion attendue à Genève

Ces tensions pourraient se répercuter sur un Comité constitutionnel, abordé depuis plusieurs mois déjà. "Il y a un certain sens d'urgence. Après Idleb, le gouvernement demandera ce qu'il reste encore à discuter", a dit à Keystone-ATS une source diplomatique.

Et pour le moment, un certain consensus se dégage entre tous les pays influents pour un Comité. "C'est le seul" moyen d'apporter des réformes, dit la source diplomatique. M. de Mistura doit recevoir vendredi le petit groupe d'Etats (France, Grande-Bretagne, Etats-Unis, Jordanie, Egypte, Arabie saoudite, Allemagne).

Selon la source diplomatique, cette séquence en deux temps fait de ces pays un organe de validation. Mais elle permet aussi à M. de Mistura de dire à Moscou, Téhéran et à la Turquie que tout compromis doit être acceptable pour ces Etats.

Or, la question d'Idleb et le sommet récent de Téhéran ont montré que les autorités turques commencent à ne plus être satisfaites de ce mécanisme tripartite, insiste la source diplomatique. "Il y a des questions intérieures", avec la menace d'un nouvel afflux massif de réfugiés.

A Idleb, l'aviation russe a déjà mené plusieurs frappes ces derniers jours. Plus de 350'000 personnes ont été tuées en plus de sept ans dans le conflit.

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ATS