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Les centres de consultation pour les victimes du racisme ont recensé 156 cas avérés l'an dernier, soit un léger recul. Ce n'est toutefois que la pointe de l'iceberg. De nombreux actes échappent à toute statistique et restent dans l'ombre, note le rapport annuel publié jeudi.

S'annoncer comme victime de racisme reste une épreuve pénible. Et les personnes qui recourent à un centre habitent le plus souvent près de ce dernier. Même si l'aperçu fourni par les 156 cas recensés ne peut prétendre à l'exhaustivité, il représente un instrument précieux, affirme en avant-propos la présidente de la Commission fédérale contre le racisme Martine Brunschwig-Graf.

Dans 88 cas, la victime a elle-même annoncé l'incident. Une situation qui prévaut en Suisse romande. Outre-Sarine, ce sont très souvent des Suisses alémaniques qui donnent l'alerte. Comme en 2010, les propos racistes (54 cas) constituent l'acte le plus souvent enregistré. Ils s'adressent deux fois plus à des femmes qu'à des hommes et visent des noires dans un tiers des cas.

Tous les milieux concernés

Un quart des incidents ont eu lieu en public. Les cas de violences physiques (5) ont reculé et aucun incendie ni coup de feu n'a été constaté. En revanche, les inégalités de traitement dans le monde du travail (20) et sur le marché du logement (18) ainsi que la propagande raciste (23) et les refus de prestations publiques (23) ont augmenté.

Les cas d'abus de pouvoir restent nombreux et il est fréquent que l'auteur et la victime se connaissent. Les discriminations ont été observées dans tous les milieux sauf les institutions religieuses. Le nombre des incidents impliquant la police (14) tout comme ceux relevant des médias (5) ont reculé.

Les centres ont traité moins de cas d'islamophobie mais davantage de cas de populisme de droite. Les victimes de discrimination sont souvent d'origine européenne, vu que la grande majorité des étrangers viennent de l'Union européenne, des Balkans et de Turquie. Les noirs africains sont en revanche surreprésentés (38 cas).

ATS