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Les radios privées françaises, qui doivent diffuser 40% de chansons francophone, ont fait savoir lundi qu'elles ne respecteraient pas cette obligation, et ceci dès mardi. Elles souhaitent ainsi protester contre un projet de réforme du dispositif.

Constatant que, pour atteindre leur quota de chansons francophones, certaines radios, notamment celles s'adressant à un jeune public, se contentent de diffuser en boucle les tubes les plus populaires, des députés ont proposé il y a une dizaine de jours de durcir les règles.

Selon leur projet, si dix titres représentent plus de la moitié des oeuvres francophones à l'antenne, leur diffusion au-delà de ce seuil ne sera plus comptabilisée dans le respect des quotas.

L'amendement, qui doit être discuté cette semaine à l'Assemblée nationale, a reçu lundi le soutien de la ministre de la Culture Fleur Pellerin, qui espère ainsi que la "jeune création française" soit mieux mise en avant.

"Les gens écoutent toute la journée des rotations des mêmes titres et je crois que ce n'est pas ce qu'on entend par diversité culturelle", a expliqué Mme Pellerin sur la radio publique France Inter.

"Scandalisées" par la position de la ministre et jugeant la mesure envisagée "liberticide", les radios des groupes Lagardère (Europe 1, RFM, Virgin Radio), NRJ, RTL ainsi que les radios indépendantes ont annoncé dans un communiqué suspendre "leur participation au dispositif des quotas francophones pour 24 heures".

ATS