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Combattants houthis à Sanaa, gardant une rue menant à la résidence de l'ex-président Ali Abdallah Saleh

KEYSTONE/AP/HANI MOHAMMED

(sda-ats)

La coalition menée par l'Arabie saoudite au Yémen a mené des raids aériens nocturnes notamment sur le palais de la République à Sanaa, contrôlé par les rebelles Houthis après la mort de l'ex-président Ali Abdallah Saleh. Ce dernier avait rompu avec eux.

Les raids se sont accompagnés, selon des témoins, de survols intensifs et à basse altitude de la capitale yéménite, dont les rues ont été désertées dès le début de la soirée.

Le palais de la République situé dans le centre de Sanaa, au milieu d'un quartier densément peuplé, a été visé à au moins sept reprises par l'aviation de la coalition anti-rebelles, ont précisé des habitants de la capitale. Aucune information n'a pu être obtenue sur des victimes éventuelles de ces frappes.

Les combats au sein du camp rebelle dans la capitale yéménite ont fait au moins 234 morts et 400 blessés depuis vendredi, a indiqué mardi une porte-parole du Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

La coalition sous commandement saoudien a exhorté lundi les civils à se tenir à "plus de 500 mètres" des zones contrôlées par les Houthis, laissant supposer une intensification de ses raids.

Les Houthis renforcent leur emprise

Les rebelles houthis ont annoncé ce même jour la mort de leur ancien allié, Ali Abdallah Saleh. Une information confirmée plus tard par une dirigeante du parti de l'ex-président. Une source militaire a indiqué qu'il était tombé dans une embuscade tendue par les Houthis au sud de la capitale.

Ces derniers ont renforcé leur emprise sur Sanaa, qui n'a pas connu dans la nuit de nouveaux combats hormis quelques escarmouches en début de soirée dans le sud de la ville, fief des pro-Saleh, ont indiqué des témoins.

Appel à manifester

Les Houthis, soutenus par l'Iran, ont appelé à une grande manifestation dans la capitale mardi après-midi pour célébrer ce qu'ils appellent "l'échec d'un complot ourdi" par l'ancien président et une partie de sa formation politique, le Congrès populaire général (CPG).

D'allié des Houthis, Ali Abdallah Saleh est devenu leur adversaire la semaine dernière en dénonçant leur volonté de le marginaliser et en tendant la main à l'Arabie saoudite.

Appels à la vengeance

Réagissant à l'intensification des raids aériens sur Sanaa, le président iranien Hassan Rohani a lui déclaré mardi que les Yéménites allaient faire regretter aux "agresseurs" leurs actions, dans un discours retransmis par la télévision d'Etat. "Le Yémen sera libéré des mains des agresseurs", a-t-il affirmé.

Le fils d'Ali Abdallah Saleh a de son côté a appelé les Yéménites à venger son père, dans un discours diffusé par une chaîne saoudienne, Al Ekbaria. "Je conduirai la bataille jusqu'à ce que le dernier Houthi soit chassé du Yémen", a déclaré Ahmed Ali Saleh, assigné à résidence aux Emirats arabes unis, alliés de l'Arabie saoudite dans la guerre contre les Houthis.

"Le sang de mon père résonnera furieusement jusqu'aux oreilles de l'Iran", a ajouté le fils de l'ancien président.

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ATS