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Raids et tirs de roquette dans la Ghouta malgré la trêve

Assiégée depuis 2013, la Ghouta orientale et ses 400'000 habitants subissent, en sus des bombardements, pénuries de nourritures et de médicaments.

KEYSTONE/AP Ghouta Media Center/UNCREDITED

(sda-ats)

Des bombardements du régime sur la Ghouta orientale ainsi que des tirs de roquettes en provenance de l'enclave rebelle ont eu lieu mardi, ont rapporté une ONG et l'agence syrienne Sana. Ils interviennent malgré l'entrée en vigueur d'une trêve décrétée par Moscou.

"Le régime syrien a lancé depuis 09h00 neuf attaques au total, dont six obus d'artillerie, deux barils d'explosifs et un raid aérien", a indiqué Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Selon cette ONG proche de l'opposition à Bachar al-Asssad, un premier civil, un enfant, a également été tué dans la Ghouta orientale depuis l'entrée en vigueur de la trêve.

L'agence officielle Sana a de son côté fait état de tirs de roquettes par les rebelles visant les couloirs humanitaires au niveau du camp d'Al-Rafidain dans le but d'empêcher les civils de quitter la région, selon Sana.

L'ONU a confirmé la reprise des combats. "Nous constatons que les combats continuent alors que je vous parle, ce qui rend impossible" l'envoi de convois d'aide, a déclaré Jens Laerke, porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha) à Genève.

Semblant de normalité

Dans la matinée, la situation avait brièvement retrouvé un semblant de normalité, à la suite d'une nuit relativement calme, d'après des correspondants de l'AFP. Des habitants terrés dans des sous-sols, avaient quitté leurs abris, pour la première fois en dix jours, pour inspecter leurs maisons et s'approvisionner en nourriture.

La pause humanitaire est censée être appliquée quotidiennement pendant cinq heures, entre 09h00 et 14h00 locales, sur ordre de Moscou, l'allié du régime syrien. Elle intervient alors que le régime syrien, soutenu par la Russie, a lancé le 18 février une offensive d'une intensité rare ayant fait plus de 560 morts parmi les civils, dont plus de 140 enfants.

Des "couloirs humanitaires" devaient être également mis en place pour permettre l'évacuation des civils, d'après le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou.

"Cette trêve est une farce"

L'annonce russe est intervenue alors que l'ONU et plusieurs puissances occidentales avaient demandé l'application immédiate d'une résolution du Conseil de sécurité, restée jusque-là lettre morte, réclamant une trêve "sans délai" de 30 jours dans toute la Syrie.

Selon des habitants de la Ghouta orientale, dernière poche de résistance au régime de Bachar al-Assad aux portes de la capitale, la décision de Moscou est de la poudre aux yeux.

"Cette trêve est une farce, la Russie nous tue tous les jours et nous bombarde tous les jours", affirme Samer al-Bouydani, un habitant de Douma. "Je ne peux pas faire confiance à ses auteurs pour quitter (la Ghouta) avec ma famille (à travers les couloirs). Si j'accepte de sortir, (le régime) m'enrôlera immédiatement dans l'armée pour combattre d'autres Syriens".

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