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Patrik Gisel, patron de Raiffeisen, ne s'avoue pas vaincu (archives).

KEYSTONE/SIGGI BUCHER

(sda-ats)

La banque Raiffeisen renonce pour l'heure à assouplir les critères d'octroi des hypothèques mais elle ne s'avoue pas vaincue. L'établissement st-gallois souhaitait faciliter l'accès à la propriété aux jeunes familles et s'attacher ainsi un nouveau groupe de clients.

En principe Raiffeisen aurait pu mettre en vigueur son projet, mais son patron a finalement décidé après "d'intenses discussions" avec les autorités - très réservées sur le sujet - d'y renoncer, expliquer le patron de la banque lors d'un entretien avec le journal alémanique Schweiz am Sonntag.

L'Autorité de surveillance des marchés financiers (FINMA) a estimé les risques liés à de nouvelles règles d'une manière différente à celle de la banque, explique Patrik Gisel. "Elle redoute que nous ne mettions en place un cercle vicieux".

Mais Patrik Gisel ne veut pas abandonner entièrement son plan. "Nous tenons fondamentalement à notre vision", a -t-il déclaré. A la question de savoir quels changements il compte proposer avant d'introduire cette offre, Patrik Gisel explique vouloir renoncer à la publicité liée à cette option, a-t-il confié à l'hebdomadaire alémanique. Ce point et ses conséquences sur la concurrence préoccupaient, selon lui, particulièrement la FINMA.

Viabilité financière

Le patron de Raiffeisen Patrik Gisel avait indiqué en septembre que sa banque souhaitait assouplir les règles en vigueur afin de faciliter l'accès à la propriété à la classe moyenne. L'offre passerait par une réduction de la dette convenue, de manière à ce que les risques n'augmentent pas malgré l'assouplissement des critères. En décembre, la banque avait réaffirmé qu'elle présenterait son offre dans les prochaines semaines.

Malgré des taux d'intérêt exceptionnellement bas, beaucoup de ménages au bénéfice de revenus moyens ne peuvent pas contracter d'hypothèques. Leur viabilité financière sur laquelle se base une banque pour accorder ou non un prêt est invoquée.

Actuellement, les établissements bancaires se basent sur des taux hypothécaires de 5% afin de savoir si le revenu du preneur de crédit est suffisant. Cette règle veut éviter qu'en cas de hausse du taux, les clients ne se retrouvent en situation critique.

ATS

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