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La police a placé trois personnes en garde à vue.

KEYSTONE/AP/THIBAULT CAMUS

(sda-ats)

Larossi Abballa, qui a tué un policier et sa femme à l'arme blanche à leur domicile de Magnanville (Yvelines), a dit aux négociateurs du RAID avoir prêté allégeance à l'Etat islamique il y a trois semaines. Il avait également dressé une liste de personnes à abattre.

Une liste de cibles potentielles comprenant des noms de personnalités et des professions (rappeurs, journalistes, policiers) a été retrouvée dans le pavillon des victimes, a-t-il précisé.

"Au cours (des) négociations avec le Raid, le tueur a indiqué être musulman pratiquant et faire le ramadan, il a précisé avoir prêté allégeance trois semaines plus tôt au commandant des croyants de l'Etat islamique, Abou Bakr al-Baghdadi", a déclaré François Molins lors d'une conférence de presse.

Avant d'être abattu, "il a ajouté avoir répondu à un communiqué de cet émir, qui demandait, je cite, de tuer des mécréants chez eux, avec leur famille", a-t-il ajouté.

Trois gardes à vue

Larossi Abballa, condamné le 30 septembre 2013 pour sa participation à une filière d'acheminement de djihadistes vers le Pakistan, avait été placé début 2016 sur écoute par un juge d'instruction dans le cadre d'une enquête sur une filière de départs vers la Syrie.

"Ces interceptions téléphoniques n'avaient pas à ce jour mis en évidence le moindre élément permettant de déceler la préparation d'un passage à l'acte violent, elles ne pouvaient donc à ce stade justifier une interpellation à l'initiative du juge d'instruction", a toutefois souligné le procureur.

Trois hommes de 27, 29 et 44 ans ont été placés en garde à vue mardi dans cette affaire.

ATS