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Des milliers de manifestants se sont rassemblés vendredi à Beyrouth pour soutenir l'appel d'un dirigeant chrétien à élire le président de la République libanaise au suffrage universel direct. Un système qui permettrait de sortir de l'impasse politique actuelle.

La présidence libanaise est vacante depuis l'an dernier. Les forces politiques du pays ne sont pas parvenues à se mettre d'accord sur la succession de Michel Sleiman.

Le principal leader chrétien du pays, Michel Aoun, est l'un des candidats à la présidence. Il s'est adressé vendredi dans une courte allocution télévisée à ses partisans du Courant patriotique libre (CPL) réunis dans la capitale, les incitant à descendre dans la rue pour réclamer la tenue de législatives et un amendement constitutionnel permettant une élection au suffrage universel direct.

M. Aoun est soutenu par le Hezbollah, allié de Téhéran et du régime de Damas, et son mouvement participe au "gouvernement d'entente" aux côtés du bloc rival appuyé par Ryad et Washington.

Le ministre des Affaires étrangères Gebran Bassil, autre dirigeant du CPL, était présent à la manifestation. "Nous, Libanais, nous voulons choisir notre président!", a-t-il lancé à la foule.

"Le peuple veut l'élection du président", ont scandé les manifestants. Artistes, personnalités politiques et militants ont défilé sur une scène improvisée pour exprimer leur soutien au chef du CPL et à Hassan Nasrallah, le leader du Hezbollah.

Au Liban, le chef de l'Etat est élu par le Parlement. Or ce dernier, vicié par les divisions, ne s'est plus réuni depuis un an.

Situation insoutenable

Ce rassemblement a coïncidé avec l'appel du principal collectif citoyen à la tête des manifestations contre la classe politique ces dernières semaines, sur fond de crise des ordures, à une nouvelle mobilisation vendredi et samedi dans plusieurs localités du pays.

Les manifestations illustrent le ras-le-bol de la population face à la corruption, au délabrement des services publics et à la paralysie des institutions politiques, 25 ans après la fin de la guerre civile. Jeudi, des dizaines de jeunes militants ont commencé une grève de la faim pour réclamer la démission du ministre Mohammad Machnouk, deux jours après avoir occupé les bureaux du ministère.

Le président du Parlement Nabih Berri a appelé de son côté à un "dialogue" entre leaders politiques le 9 septembre pour discuter de la paralysie des institutions, et notamment de l'élection d'un président de la République. Les militants ont appelé, en réaction, à une manifestation massive ce même jour.

ATS