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L'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie Ratko Mladic a "pris en main le nettoyage ethnique de la Bosnie" au début des années 1990, a affirmé l'accusation au premier jour du procès de l'ex-général. L'affaire est jugée devant le TPIY, 17 ans après le massacre de Srebrenica.

Ratko Mladic, 70 ans, "a pris en main le nettoyage ethnique de la Bosnie", a affirmé Dermot Groome, représentant du bureau du procureur du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), lors de sa déclaration liminaire: "Il a pleinement participé à une entreprise criminelle qui était en marche".

Cartes démographiques à l'appui, l'une datant d'avant la guerre de Bosnie (1992-1995) et l'autre d'après la guerre, M. Groome a décrit comment de nombreuses municipalités ethniquement mixtes ou à majorité musulmane étaient devenues serbes suite à la campagne de "nettoyage ethnique" dont il a décrit les "objectifs stratégiques".

"Le premier objectif était de séparer les Serbes des deux autres communautés nationales", les musulmans et les Croates, a assuré M. Groome, décrivant notamment comment un jeune garçon avait vu son père et son oncle tués lors de la guerre. "Des milliers de familles ont été forcées de quitter leurs terres", a-t-il ajouté.

100'000 morts

Assis derrière son avocat, l'accusé, en costume gris foncé et chemise claire, a brièvement applaudi l'entrée des juges dans la salle d'audience à 09h00. L'ancien général, qui est apparu en meilleure forme que lors de sa première comparution à La Haye en juin 2011, ne s'est pas exprimé, prenant juste quelques notes.

Arrêté le 26 mai 2011 en Serbie après avoir échappé pendant seize ans à la justice internationale, Ratko Mladic est accusé de génocides, crimes contre l'humanité et crimes de guerre commis par ses troupes lors de la guerre de Bosnie, qui avait fait 100'000 morts et 2,2 millions de déplacés entre 1992 et 1995. Ratko Mladic rejette ces accusations

Le procès, qui pourrait durer trois ans, se poursuivra le 29 mai avec l'audition du premier témoin de l'accusation.

ATS