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Le dépouillement des bulletins de vote a débuté dans la nuit de lundi à mardi en République démocratique du Congo (RDC) au terme d'une journée électorale chaotique, marquée par des incidents meurtriers. Les résultats préliminaires ne seront pas annoncés avant le 6 décembre.

Les autorités ont maintenu le scrutin présidentiel et législatif, le deuxième depuis la guerre de 1998-2003, en dépit de problèmes logistiques et de retards dans la préparation du vote qui pourraient donner lieu à des contestations. Le président sortant Joseph Kabila brigue sa réélection face à dix candidats, dont l'opposant historique Etienne Tshisekedi.

Pas moins de 18'500 candidats convoitent les 500 sièges du Parlement. La commission électorale a jugé "satisfaisant" le déroulement du scrutin, qui s'est prolongé tard dans la nuit ou a été reporté à mardi dans certaines régions.

"Nous avons 63'000 bureaux de vote. Si nous en avons un millier qui posent problème, ce sera gérable. Nous voulons avant tout que tout le monde puisse voter", avait déclaré dimanche soir le porte-parole de la Commission électorale nationale indépendante.

Complexité du vote

A travers le pays, des électeurs se sont plaints de la complexité du vote. Pour les législatives, certains bulletins comptent plusieurs dizaines de pages que les scrutateurs parcourent longuement avant de trouver le "X" signalant le choix de l'électeur.

Le scrutin a eu lieu sous de vives tensions et violences. Quatre bureaux de vote ont été attaqués, faisant au moins trois tués. Le dirigeant de l'opposition a eu des difficultés à voter.

A Kananga, chef-lieu de la province du Kasai occidental (centre), une douzaine de bureaux de vote ont été incendiés, a déclaré le président du groupe de défense des droits de l'homme TDH, car des habitants ont découvert des bulletins déjà marqués en faveur de Joseph Kabila.

A la nuit tombée, la tension restait également forte à Kinshasa, la capitale, en grande partie favorable à Etienne Tshisekedi, où des heurts entre camps rivaux ont fait au moins deux morts samedi. La police était déployée en nombre dans les rues et des coups de feu ont retenti dans certains quartiers populaires.

ATS