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Plusieurs actes dits "de malveillance" ont été dénoncés par la direction de la SNCF lundi

KEYSTONE/AP/CLAUDE PARIS

(sda-ats)

La grève contre la réforme de la SNCF a connu lundi un rebond en France avec des taux de trafic et de grévistes proches de ceux du début du mouvement. Seul un TGV sur trois circulait. Entre la France et la Suisse, seuls 2 aller-retour Paris-Zurich ont été maintenus.

En début de matinée, le trafic était conforme presque partout aux prévisions de la direction de la SNCF: un TGV sur trois en moyenne, deux sur cinq pour les lignes internationales, un train Intercités sur cinq, un Transilien et un TER sur trois.

La SNCF a porté plainte pour une cinquantaine d'exactions (ruptures de caténaires, blocage ou envahissement de voies) dans trois régions principalement (Hauts-de-France, Normandie et Grand Sud), a déclaré Mathias Vicherat, directeur général adjoint de la SNCF.

Le trafic a été totalement interrompu en début de matinée entre Paris et la Normandie après qu'un câble de fixation d'une caténaire ait été sectionné dans la nuit dans l'Eure. Le trafic n'a pu reprendre sur ces lignes qu'à partir de 10h30, au rythme d'un train sur six, a précisé une porte-parole de la compagnie.

A Marseille, plus de 10'000 personnes ont été momentanément bloquées à la gare Saint-Charles après l'envahissement des voies par des grévistes et la rupture d'un câble d'alimentation, également qualifié d'"acte de malveillance" par la direction. Pour la SNCF: "Des actions de blocage de voies sont organisées par des groupes de manifestants, y compris externes à la SNCF".

Grévistes en augmentation

Plus de 74% des conducteurs et contrôleurs étaient en grève lundi, ainsi que 36% des aiguilleurs, a précisé la direction du groupe. "C'est un taux proche de celui atteint dans les premiers jours du mouvement", admet-on de source proche de la direction de la SNCF.

Plusieurs centaines de cheminots ont également défilé dans la journée à Paris pour dire "Non à la casse du service public".

Ce neuvième épisode de grève doit s'achever mardi à 08h00. Cette grève intermittente est censée continuer au moins jusqu'au 28 juin au rythme de 48 heures par tranche de cinq jours.

Par référendum

Par ailleurs, les salariés de l'entreprise publique ont été invités par les syndicats de cheminots CGT, Unsa, CFDT et Sud-Rail à se prononcer par référendum sur la réforme ferroviaire en France. Selon la CGT, cette consultation, que direction et gouvernement jugent sans légitimité, permettra de montrer que les cheminots sont majoritairement contre la réforme.

Le spectre d'une privatisation a nourri la mobilisation, malgré les démentis du gouvernement. "La position de la SNCF comme celle du gouvernement est claire: le choix de la mise en concurrence exclut toute hypothèse de privatisation", a déclaré la direction de la SNCF dimanche. Avant d'ajouter: "La SNCF est et restera, à travers ses trois futures sociétés nationales, l'entreprise de référence intégralement détenue par l'Etat."

Sur CNews, le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a néanmoins appelé lundi le gouvernement à donner "des garanties extrêmement claires qu'il n'y aura pas de privatisation de la SNCF".

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ATS