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Le choix du secrétaire d'Etat à l'éducation et à la recherche est reporté. La proposition de Johann Schneider-Ammann de nommer un proche, actuel président du conseil d'administration d'Ammann Group, a été unanimement qualifiée de malheureuse.

Johann Schneider-Ammann a proposé mercredi au Conseil fédéral le nom de Roman Boutellier. Interrogé par DRS4, le ministre a indiqué avoir fait un choix minutieux et réfléchi, se disant convaincu de l'expérience de cette personnalité tant dans le domaine du monde académique que de la formation professionnelle.

Mais ce choix n'a pas plu au gouvernement, selon une fuite divulguée par la RTS. "Selon mes informations, le nom de M. Boutellier a reçu un accueil pour le moins mitigé lors de la séance hebdomadaire du Conseil fédéral", a indiqué le conseiller national Jean-François Steiert (PS/FR).

Entreprise de Schneider-Ammann

M. Boutellier, né en 1950, préside le conseil d'administration de l'ancienne entreprise du conseiller fédéral bernois. Il est professeur et vice-président de l'EPF Zurich.

Le ministre de l'Economie a rejeté avec véhémence le reproche de népotisme. La présidence de Roman Boutellier dans le groupe Ammann n'est qu'une transition en attendant que le fils du conseiller fédéral lui succède. Sa forte implantation à l'EPF de Zurich ne compromet en rien non plus ses relations avec Lausanne, selon le Bernois.

Le ministre de l'Economie a évoqué le sujet jeudi après-midi lors de la séance de la commission de la science, de l'éducation et de la culture du Conseil national.

Formation regroupée

Le nom du futur chef du Secrétariat d'Etat à l'éducation et à la recherche est très attendu. Dès le 1er janvier, l'ensemble du domaine, de la formation professionnelle aux EPF en passant par le soutien aux universités, sera regroupé sous l'égide d'un seul responsable, au Département fédéral de l'Economie.

"Il me semble que cette solution (le choix de M. Schneider-Ammann) pourrait être dommageable au domaine de la formation en général, en Suisse romande en particulier", a estimé M. Steiert.

Otto Ineichen (PLR/LU) regrette lui que les conseillers du ministre bernois ne l'aient pas mis en garde. "Dans le coeur, Johann Schneider-Ammann est toujours entrepreneur", a-t-il déclaré à la radio RTS.

ATS