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Le ministre de la défense Guy Parmelin avait gelé le projet de défense sol-air 2020 le 22 mars de l'an dernier (archives).

Keystone/LUKAS LEHMANN

(sda-ats)

Le projet de défense sol-air 2020 (DSA 2020), gelé en mars 2016 par Guy Parmelin, ne sera pas relancé, a annoncé le Conseil fédéral mercredi. Le Département de la défense travaille à un projet de défense sol-air de longue portée avec un nouveau concept.

Aussi connu sous son acronyme alémanique Bodluv 2020, le projet vise à remplacer les équipements vieillissants de l'armée suisse. L'achat, avancé après le refus de l'achat de l'avion de combat Gripen, était prévu dans le programme d'armement 2017. Guy Parmelin avait gelé les travaux pour disposer d'une vue d'ensemble de la défense aérienne, notamment l'évaluation d'un nouvel avion de combat.

C'est désormais chose faite avec le rapport du groupe d'experts interne au Département de la défense sur le prochain avion de combat, publié le 30 mai dernier, souligne le communiqué diffusé mercredi. Le groupe d'accompagnement a fourni en parallèle 16 recommandations et clairement soutenu une nouvelle évaluation d'un système de défense sol-air de longue portée.

En décidant de clore officiellement le projet DSA 2020, le ministre de la défense s'est rangé derrière cet avis. Sa décision permet de relancer le projet de défense sol-air avec un nouveau concept qui se fonde sur le rapport du 30 mai.

Quatre options

Le groupe d'experts et le groupe d'accompagnement ont présenté quatre options d'acquisition d'avions. Ces projets prévoient l'achat de 20 à 70 avions pour un budget de 4 à 14 milliards de francs et le renouvellement du système de défense sol-air pour 1 à 4 milliards.

Pour les experts, le choix des jets doit pouvoir s'effectuer en 2020. La demande de crédit doit intervenir dans le cadre du message de l'armée 2022. Ils préconisent d'utiliser de préférence pour le financer le budget ordinaire de la Confédération et de l'armée afin d'atténuer le risque de referendum, comme pour les Gripen en 2014.

Incohérences

Début 2016, plusieurs médias avaient fait état d'incohérences concernant le projet DSA 2020. La "Zentralschweiz am Sonntag" avait tiré la sonnette d'alarme mi-février. Sous les feux de la critique: la décision du 19 janvier de poursuivre l'évaluation en combinant deux systèmes présentant chacun un défaut, l'un lié à la météo, l'autre à la portée de tir. Leurs désavantages devaient se compenser.

Le ministre avait assuré ne pas avoir été informé de cette stratégie, ce qu'avaient contesté les responsables du projet. Il avait tout arrêté le 22 mars suivant, la veille d'une émission de la "Rundschau" sur ce sujet.

Décision hâtive

Pour les commissions de gestion du Parlement, Guy Parmelin a tiré la manette de freins trop tôt, il aurait dû attendre septembre et les résultats de l'évaluation. Sa décision a même empêché l'instauration de la transparence des coûts. Il n'existe aucun chiffre définitif, mais les responsables tablaient sur une facture entre 700 millions et 1,1 milliard de francs. La suspension a coûté quelque 20 millions.

Invitant le Conseil fédéral à reprendre le projet au plus vite avec le ministre, les parlementaires avaient également exigé des directives afin d'éviter les prises de décisions hâtives et coûteuses à l'avenir. Le gouvernement leur avait répondu qu'il en tiendrait compte lors de ses prochaines décisions relatives à la modernisation de la défense aérienne.

ATS