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Trois civils et un militaire ukrainien ont été tués en 24 heures dans l'est séparatiste prorusse de l'Ukraine. L'armée a dénoncé samedi un regain des violences malgré les appels internationaux à respecter les accords de paix.

"Trois civils ont péri dans des bombardements rebelles" de la ville d'Avdiïvka, contrôlée par les forces ukrainiennes prooccidentales et située non loin des ruines de l'aéroport de Donetsk passé sous contrôle des séparatistes en janvier après des combats acharnés, a annoncé samedi le ministère ukrainien de l'Intérieur.

Les rebelles ont pour leur part accusé l'armée ukrainienne d'avoir tiré "dans la nuit de vendredi à samedi depuis Avdiïvka sur la localité de Spartak". Contrôlée par les rebelles, elle se trouve également dans la zone de l'aéroport qui reste l'un des points chauds du conflit.

Un soldat ukrainien a été tué et quatre blessés dans la région séparatiste voisine de Lougansk, selon les autorités régionales pro-ukrainiennes.

Nettement dégradée

"La situation s'est nettement dégradée dans la zone du conflit au cours des dernières 24 heures", a déploré samedi l'armée ukrainienne dans un communiqué. Elle a accusé les rebelles d'avoir tiré à 60 reprises sur ses positions, dont 20 fois avec des armes interdites par les accords de paix de Minsk signés en février.

Aux termes de ces accords conclus grâce à une médiation franco-allemande, les armes de calibre supérieur à 100 mm auraient dû être retirées de la ligne du front.

Les présidents russe Vladimir Poutine, français François Hollande, ukrainien Petro Porochenko et la chancelière allemande Angela Merkel se sont entretenus par téléphone vendredi soir pour la première fois depuis le 30 avril. Ils ont appelé à un "strict respect des engagements" pris dans le dossier ukrainien.

Plus de 6500 personnes, principalement des civils, ont péri dans l'Est en quinze mois du conflit.

ATS