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La conseillère nationale Regula Rytz a été reconduite à la présidence des Verts. Les délégués écologistes réunis à Zofingue (AG) l'ont élue samedi. Pour la Bernoise, le plus gros défi sera le renouvellement du parti et la repolitisation de l'écologie.

Regula Rytz a été élue pour un nouveau mandat de deux ans par 129 bulletins sur 131. Elle était la seule candidate à sa succession. Elle partageait depuis 2012 la présidence avec la conseillère nationale vaudoise Adèle Thorens, qui a annoncé en décembre dernier ne pas se représenter. Les délégués ont chaleureusement remercié cette dernière pour son engagement.

La présidente réélue a déclaré vouloir lancer le projet "Avenir vert". Il faut débattre de la croissance, de formes alternatives de modèles économiques, ainsi que repolitiser l'écologie à l'aide des mouvements sociaux, a-t-elle plaidé.

Les délégués devaient également renouveler leurs instances dirigeantes. Deux vice-présidents zurichois se représentaient et ont été réélus: le conseiller national Bastien Girod et Luca Maggi, auparavant représentant des Jeunes Verts.

Les nouveaux vice-présidents sont la conseillère nationale et présidente des Verts genevois Lisa Mazzone, le co-président des Verts fribourgeois Gerhard Andrey et la députée au Grand conseil thurgovien Gina Rüetschi.

Combattre le populisme

Après le "non" du peuple suisse à l'initiative de mise en oeuvre sur les criminels étrangers de l'UDC en février dernier, "le combat contre le populisme de droite entre dans une nouvelle phase", a déclaré Regula Rytz.

"Qui sème les inégalités, récolte les conflits. Qui vend du matériel de guerre, récolte des réfugiés. Qui investit dans l'industrie pétrolière, détruit la nature et doit faire face à des mouvements migratoires", a -t-elle lancé.

La présidente a également sévèrement critiqué l'UDC, le PLR et le PDC. Cela ne sert à rien, quand la nouvelle présidente du PLR Petra Gössi critique un peu l'UDC dans les médias. En réalité, elle est dans le même bateau que le parti conservateur, aux côtés du futur président du PDC Gerhard Pfister, a lancé Mme Rytz.

Une "clique du libre-échange"

Car Petra Gössi fait partie, selon la présidente des Verts, de "la clique internationale du libre-échange et du dumping fiscal", qui détourne des fortunes dans le monde entier au profit des élites économiques. Avec les nouveaux présidents à la tête du PLR et du PDC, la Suisse risque de devenir un peu plus comme Schwyz et Zoug, les cantons de Petra Gössi et Gerhard Pfister, craint l'écologiste.

Qui paye ses impôts de façon correcte en Suisse passe pour un idiot aux yeux du ministre des finances Ueli Maurer, a encore critiqué Regula Rytz. "Le conseiller fédéral UDC a défendu le système des places financières offshore et a ouvertement appelé à l'évasion fiscale."

ATS