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Echauffourées, pétition, manifestation, graffitis et arrestations: une conférence de Dominique Strauss-Kahn a fait des vagues vendredi soir à la prestigieuse université de Cambridge. L'avocat de Nafissatou Diallo a dénoncé cet événement comme un "affront" fait aux victimes de violences sexuelles.

Environ 200 manifestants s'étaient rassemblés en début de soirée près des locaux de la "Cambridge Union Society", l'association estudiantine organisatrice de la conférence, en scandant "DSK, va t'en, justice pour (Nafissatou) Diallo", en référence à la femme de chambre new-yorkaise qui l'accuse d'agression sexuelle.

Des protestataires ont tenté d'escalader les barrières métalliques entourant les locaux de l'université dans lesquels l'ancien patron du Fonds monétaire international (FMI) donnait une conférence sur l'état de l'économie mondiale.

Des affrontements ont éclaté avec la police. Une personne a été interpellée. Dans la matinée, deux autres personnes avaient été arrêtées, en lien avec ce mouvement de protestation anti-DSK.

Avocat sidéré

Dans l'après-midi, l'avocat de Nafissatou Diallo, Douglas Wigdor, invité à Cambridge par un groupe d'étudiantes féministes, s'est dit "sidéré" par l'invitation faite à DSK.

"Pourquoi la 'Cambridge Union' ouvrirait-elle ses portes à un homme qui a été accusé d'utiliser ses pouvoirs d'ancien chef du FMI pour agresser sexuellement une femme et qui est maintenant impliqué dans un scandale lié à la prostitution?", a-t-il accusé. "Qu'on lui donne ici une tribune pour s'exprimer est un affront à toutes les victimes d'agression sexuelle", a-t-il ajouté.

"Grande figure"

La section femmes du syndicat estudiantin CUSU a lancé une pétition, rassemblant plusieurs centaines de signatures et décidé d'organiser une contre-réunion et une manifestation.

"Grande figure du FMI", DSK "a des connaissances exceptionnelles dans son domaine. C'est la raison pour laquelle nous l'avons invité", a répondu la Cambridge Union Society.

ATS