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Emmanuel Macron s’est félicité de la qualité de la relation avec Berne, mais aussi de la volonté constante de Mme Leuthard de vouloir l’améliorer. Il a tout particulièrement souligné les progrès dans le domaine de la fiscalité.

KEYSTONE/EPA/IAN LANGSDON

(sda-ats)

Doris Leuthard et Emmanuel Macron se sont rencontrés pour la première fois mardi à Paris. La présidente de la Confédération y a vu un "signal positif" pour la coopération bilatérale. Son homologue français a salué le redémarrage des relations dans le domaine fiscal.

"Si la France va bien, la Suisse va bien", a affirmé la conseillère fédérale à sa sortie de l’Elysée lors d’une brève déclaration à la presse au côté de M. Macron. La réunion entre les deux chefs d’Etat a duré une cinquantaine de minutes.

Mme Leuthard a salué "l’accueil chaleureux" du nouveau président français. "J’y vois un signal positif pour notre coopération et l’évolution des relations franco-suisses", s’est-elle réjouie.

La rencontre dans l’après-midi avec le Premier ministre Edouard Philippe à Matignon s’est déroulée dans le même esprit. « Les relations se sont normalisées. Il n’y a pratiquement pas de problème majeur au niveau bilatéral », a affirmé la conseillère fédérale lors d’une conférence de presse.

La relation fiscale "redémarre"

Le président français lui a rendu la politesse. Il s’est félicité de la "qualité" de la relation avec Berne, mais aussi de "la volonté constante" de Mme Leuthard "de vouloir l’améliorer". Dans son intervention, le chef de l’Etat français a tout particulièrement souligné les progrès dans le domaine de la fiscalité.

"La relation a pu connaître des difficultés, mais à mes yeux, elle repart aujourd’hui sur des bases constructives", a-t-il affirmé. M. Macron a notamment cité l’échange automatique d’information et l’accord sur l’aéroport de Bâle-Mulhouse.

Mais pas seulement: "Durant les prochains mois, l’objectif est de poursuivre tous les efforts en la matière. Il s’agit de la meilleure manière d’acter notre coopération et d’améliorer encore la nature de nos échanges", a-t-il soutenu.

Investissements pour Bâle-Mulhouse

Pour sa part, la présidente de la Confédération a plaidé pour le développement de l’aéroport de Bâle-Mulhouse. "Il s’agit d’une perle pour la région", a-t-elle assuré. "Nous y trouvons encore un potentiel pour l’économie, pour des investissements."

Le président français s’est également exprimé sur le sort des frontaliers français, dont il a estimé le nombre à 175'000. "En matière de libre circulation des personnes, la coopération a repris pour trouver des solutions efficaces et bénéfiques à nos travailleurs et nos concitoyens", a-t-il déclaré.

M. Macron a toutefois insisté sur le "respect des principes fondamentaux de l’Union". La conseillère fédérale lui a répondu sans détour: "La libre circulation des personnes est maintenant garantie. Elle reste un pilier fort de la Suisse", a-t-elle dit.

Financement du terrorisme

M. Macron a salué le rôle de la Suisse dans les récentes crises migratoires en Europe. Il a également apprécié son engagement dans la lutte contre le terrorisme et son financement. "Je me réjouis de la qualité de nos relations et de l’échange d’informations", a-t-il dit. Il a aussi mis en avant le combat de la Confédération "pour la sauvegarde du patrimoine en zone de conflit".

La présidente de la Confédération a pour sa part rappelé l'importance de l’aide au développement, en particulier en Afrique. "Il faut soutenir la région du Sahel, en particulier, pour avoir plus de paix, plus de stabilité, moins de terrorisme, moins de migration", a-t-elle estimé.

Défense des Accords de Paris

Enfin, M. Macron s’est aussi réjoui de la "volonté d’agir" de la Suisse dans la lutte contre le réchauffement climatique et pour la défense de l’accord de Paris. Les Etats-Unis ont récemment décidé de s’en retirer.

A Matignon, M. Philippe a réitéré la volonté française de fermer la centrale nucléaire de Fessenheim, à proximité de Bâle. Il n’a pas donné de date. Selon Mme Leuthard, la décision de fermer cette centrale dépend aussi des questions financières, en particulier « le montant à rembourser à l’entreprise et aux actionnaires ». « Ce n’est pas l’affaire de l’Etat, mais des entreprises », a-t-elle assuré.

Initialement prévue le 3 juillet, la visite de la présidente de la Confédération à Paris avait été reportée pour des raisons de calendrier.

ATS