Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Le premier ministre néerlandais Mark Rutte (à droite) n'a pas pas "avancé de délai" pour la formation d'un nouveau gouvernement.

KEYSTONE/EPA ANP/MARTIJN BEEKMAN

(sda-ats)

Les tortueuses négociations pour former un gouvernement néerlandais après les législatives du 15 mars ont repris mercredi après trois semaines de vacances. Les responsables politiques n'ont toutefois pas osé de pronostic.

Un nouveau gouvernement sera mis en place "aussi vite que possible", a déclaré le Premier ministre sortant Mark Rutte, leader du Parti libéral (VVD) arrivé en tête du scrutin. "Mais je ne veux pas avancer de délai", a-t-il déclaré aux journalistes en sortant du bâtiment du centre-ville de La Haye où se tiennent les négociations.

"Nous reprenons les choses exactement là où nous les avions laissées il y a trois semaines. Il reste encore beaucoup à faire, mais j'ai bon espoir", a ajouté le chef de file des chrétiens-démocrates (CDA) Sybrand Buma, dont le parti a remporté 19 sièges.

Démission de deux "formateurs"

En mai, une première tentative visant à inclure le parti écologiste GroenLinks dans une coalition à quatre avait échoué en raison de divergences sur l'immigration. Elle avait abouti à une impasse politique et à la démission du premier "informateur" (ou "formateur"), la personne chargée de former un gouvernement.

Son successeur avait également renoncé après avoir échoué à mener les tractations à bien, mais il avait toutefois su réunir trois partis disposés à former une coalition avec le VVD de Mark Rutte.

Gerrit Zalm, ancien patron de la banque ABN Amro et troisième personne missionnée pour former une coalition "a établi l'ossature d'un accord pour constituer le gouvernement Rutte 3" avec le CDA, les progressistes du D66 et l'Union chrétienne, plus conservatrice, selon le quotidien néerlandais De Volkskrant.

Négociations laborieuses

Le VVD de Mark Rutte a remporté 33 sièges, loin des 76 nécessaires pour avoir la majorité dans la chambre basse du Parlement, mais avec les trois autres partis le seuil serait atteint. Deuxième du scrutin avec 20 sièges, le parti d'extrême droite anti-islam (PVV) de Geert Wilders reste ostracisé par les autres formations politiques.

Les gouvernements de coalition issus de négociations laborieuses sont habituels aux Pays-Bas. Mark Rutte avait mis 54 jours pour former sa coalition en 2012, et le record date de 1977 avec 208 jours. Mercredi, cela faisait 147 jours que les tractations avaient commencé.

ATS