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Le mur en pierres sèches qui soutient le sentier de la "Promenade des Chanoines" et qui protège la conduite d'eau potable sera rénové dès cet été.

Keystone/Nikon D3/François Perraudin

(sda-ats)

Des requérants d'asile participeront cet été à la restauration du mur en pierres sèches qui abrite la conduite d'eau potable alimentant l'Hospice du Grand-St-Bernard (VS). L'établissement cherche encore des fonds.

Les six ou sept requérants seront à pied d'oeuvre dès la mi-juillet durant deux mois environ. "Ils ont suivi une formation pour construire des murs en pierres sèches de vigne et seront encadrés par des professionnels", a indiqué à l'ats José Mittaz, prieur du Grand-Saint-Bernard.

La proposition de Martin Lutz, spécialiste des murs en pierres sèches, d'intégrer des requérants d'asile au chantier a été acceptée "avec enthousiasme" par l'hospice. "Construire ensemble, pierre par pierre, un mur qui ne sépare pas mais rassemble au-delà des frontières, c'est une belle symbolique", poursuit José Mittaz.

Jusqu'en 2019

Les travaux se dérouleront chaque été jusqu'en 2019. Le mur qui soutient le sentier de la "Promenade des Chanoines", est un trait d'union entre la Suisse et l'Italie, mais surtout, il protège la conduite d'eau potable alimentant l'hospice.

Sans eau, la vie n'est pas possible au col et l'accueil à l'hospice perché à 2500 mètres d'altitude n'est pas envisageable. "Il s'agit donc d'une rénovation vitale et urgente", souligne José Mittaz.

Le coût des travaux s'élève à 1,6 million de francs. La moitié de cette somme environ a pu être réunie. Pour le reste, l'hospice compte sur les dons.

8 millions de francs

Avec cette rénovation s'achèveront d'importants travaux ainsi qu'une recherche de fonds qui a débuté en 2013 et devrait permettre de réunir au total 8 millions de francs environ.

Plus de 3500 donateurs, suisses ou étrangers, privés ou publics, ont déjà contribué aux rénovations. "Les sommes versées vont de 10 francs à un montant à six chiffres. La solidarité a magnifiquement bien marché", se réjouit José Mittaz.

"L'argent n'a pas dormi dans des coffres mais a été immédiatement injecté en énergie et en travail", tient à souligner le prieur. Aussi bien l'hospice que l'auberge ont subi un lifting: câble électrique, système de sécurité, isolation des fenêtres, éclairage, sanitaires, rampes d'accès, nouvelle présentation du Trésor ou encore système de réservation en ligne.

ATS