Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

La donne a été complètement chamboulée lors du contre-la-montre des championnats du monde de Richmond (EU).

La victoire est revenue à l'outsider biélorusse Vasil Kiryienka, tandis que le grand favori allemand Tony Martin a été largement battu.

Peu de monde aurait osé miser sur un succès de Vasil Kiryienka. Et personne n'aurait sans doute mis un centime sur le triomphe du vétéran de 34 ans devant l'Italien Adriano Malori et Jérôme Coppel, le Français de l'équipe suisse IAM.

Ces trois hommes sont certes de bons rouleurs, mais ils semblaient condamnés mercredi à jouer les faire-valoir. Et notamment vis-à-vis de Tony Martin, qui espérait bien remporter son quatrième titre en contre-la-montre et ainsi égaler le record de Fabian Cancellara. Déjà battu l'an dernier - 2e à Ponferrada (Esp) derrière Bradley Wiggins -, l'Allemand a essuyé une défaite encore plus nette à Richmond, où il a échoué au 7e rang à 1'16 de Vasil Kiryienka.

Cela ne s'est pas beaucoup mieux passé pour les deux autres favoris, le Néerlandais Tom Dumoulin (5e) et l'Australien Rohan Dennis (6e). Du coup, la voie était libre pour un outsider, et Vasil Kiryienka ne s'est pas gêné pour rafler la médaille d'or. Il s'agit du plus beau succès dans la carrière du coureur de l'équipe Sky, dont le palmarès comptait déjà de belles prouesses, à l'image de cette médaille de bronze aux Mondiaux 2012 (déjà en contre-la-montre) ou de cette victoire sur le chrono du dernier Tour d'Italie.

Sur les larges routes de Virginie, et au cours d'un parcours de 53,5 km sans difficultés techniques majeures, Vasil Kiryienka est passé en tête à tous les pointages intermédiaires. Sur la ligne, il s'est imposé avec 9'' d'avance sur Adriano Malori et 26'' sur Jérôme Coppel.

Côté suisse, Stefan Küng et Silvan Dillier ont été loin de signer un exploit, se contentant respectivement des 19e et 30e places. Il s'agit clairement d'une déception pour le Thurgovien et l'Argovien, sacrés dimanche par équipes avec BMC et qui semblaient en mesure de titiller le top 10 dans l'épreuve individuelle.

Las pour eux, Stefan Küng (21 ans) et Silvan Dillier (25 ans) sont apparus encore un peu tendres face à l'élite mondiale du chrono, et d'autant plus sur un parcours aussi long. A eux de profiter de cette expérience pour les futures échéances de leur prometteuse carrière.

ATS