Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Des bandes armées font la loi dans plusieurs favelas de Rio de Janeiro en dépit de l'envoi de policiers (archives).

KEYSTONE/AP/FELIPE DANA

(sda-ats)

Un "groupe de trafiquants armés" brésiliens d'une vingtaine de personnes a fait irruption dans un hôpital de Rio de Janeiro pour en exfiltrer un de leurs chefs dans la nuit de samedi à dimanche. Une fusillade a alors éclaté. Elle a fait un mort, selon la police.

Connu sous le surnom de Fat Family, l'homme de 28 ans "était hospitalisé" dans l'établissement depuis lundi sous garde policière, a annoncé la police civile de Rio. Il est soupçonné d'être l'un des chefs du narcotrafic de la favela de Santo Amaro, selon le site G1.

L'opération des bandits a provoqué un échange de coups de feu avec un policier militaire qui était de repos et se trouvait à l'hôpital. Il a été blessé. Dans l'échange de tir, un patient a été tué et un infirmier a été blessé.

Etat de calamité publique

Deux voitures ont également été endommagées. "Les trafiquants ont jeté une grenade dans leur fuite", a expliqué un vigile sous couvert de l'anonymat.

"C'était déjà arrivé il y a quelques années, mais, hier, cela a été le pire", a-t-il poursuivi. "Il n'y a pas de sécurité, seulement une illusion de sécurité. S'ils arrivent à 20, 30, 40, on ne peut rien faire."

L'Etat régional de Rio, qui s'est déclaré vendredi en "état de calamité publique", connaît une crise budgétaire aiguë et a dû couper dans les dépenses, y compris policières. Cette situation a engendré un regain de violence, à moins de deux mois des jeux Olympiques.

ATS