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Les délégués de Rio+20 sont parvenus mardi à un accord à l'arraché sur un projet de déclaration finale quelques heures avant le début du sommet. Ce texte ne présente pas de grosse avancée, mais comporte malgré tout des aspects positifs, selon la délégation suisse.

Le projet de déclaration finale de 49 pages, intitulée "L'avenir que nous voulons", a fait l'objet de longues discussions au cours de la nuit de lundi à mardi. Les Européens ont notamment critiqué un document qui leur semblait dépourvu d'"ambition", avec "une régression du multilatéralisme".

Ils demandaient en particulier qu'une place plus grande soit faite au Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), même s'il n'accède pas au titre d'organisation onusienne pleine et entière.

Critiques d'ONG

Après une nouvelle séance de négociations, les délégués des 193 pays de l'ONU ont adopté à la mi-journée le projet de déclaration. "Cette déclaration sera ratifiée par les chefs d'Etat et de gouvernement", a assuré un diplomate cité par l'AFP. Aucune indication n'avait pour le moment été donnée sur les éventuelles modifications apportées au texte.

De grandes ONG ont vigoureusement critiqué le projet. Greenpeace a parlé d'"échec épique" et WWF de "déception significative". "Nous avons besoin que les leaders du monde viennent au secours des négociations, ou bien nous allons avoir plus de pauvreté, plus de conflits et plus de destruction de l'environnement", a déclaré à l'AFP son directeur général.

Un pas minimal pour la Suisse

La délégation suisse était plus modérée. Avec ce projet, un pas minimal a été atteint, a déclaré son chef, l'ambassadeur Franz Perez, devant les médias. Le texte ne revient pas en arrière par rapport aux précédentes déclarations de l'ONU et comporte même quelques avancées.

Au total, quelque 50'000 personnes - élus locaux, hommes d'affaires, scientifiques, militants d'ONG - doivent participer de mercredi à vendredi à la conférence Rio+20, organisée vingt ans après le premier sommet de la Terre.

ATS