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Les perspectives ne sont pas réjouissantes avant la conférence de l'ONU sur le développement durable Rio+20, estime le WWF. L'ONG de défense de l'environnement pointe à nouveau du doigt la Suisse parmi les mauvais élèves.

Elle souhaite que le document final intègre les objectifs "de la nourriture, de l'énergie et de l'eau potable en suffisance pour tous" et d'une économie verte. Le WWF salue l'"intention louable" des objectifs que la Suisse souhaite défendre au Brésil. Mais il critique à nouveau la consommation des ressources en Suisse, trop élevée selon lui. "La Suisse ne fait pas figure de modèle à suivre", souligne l'ONG.

"A l'heure actuelle, nous devons nous attendre à un échec ou à une déclaration finale si diluée qu'elle n'apportera pas d'améliorations", dit l'expert en développement au WWF Suisse Felix Gnehm, membre de la délégation suisse officielle à Rio, cité dans un communiqué publié lundi.

Mauvaises incitations

"Si tout le monde vivait comme nous le faisons en Suisse, les ressources naturelles de 2,8 planètes seraient nécessaires à long terme", ajoute-t-il. Et d'appeler également à davantage d'incitations économiques et fiscales "pour utiliser l'énergie et les autres ressources de manière raisonnable".

La Suisse verse des subventions nuisibles qui accroissent l'impact sur l'environnement, souligne l'ONG. Les exemples vont des allègements fiscaux pour les automobilistes aux contributions versées aux détenteurs d'animaux agricoles.

Le WWF rappelle encore que la Suisse a prévu 0,5 % du revenu national brut (RNB) pour l'aide au développement dès 2015, dans la moyenne des Etats de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), "alors qu'elle pourrait faire mieux".

"Les intentions sont souvent bonnes, mais insuffisantes", déplore Felix Gnehm. "Victimes de leur vision à court terme, les nations campent encore trop fermement sur leurs intérêts, ajoute-t-il.

ATS