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Après deux mois de pause, Roger Federer est de retour sur le circuit. Dès mercredi, le Bâlois tentera de décrocher son 92e titre en simple lors du tournoi sur gazon de Stuttgart.

"Je suis heureux de pouvoir disputer à nouveau un tournoi, a raconté Federer. Lors des dernières semaines, je suis un peu devenu le champion du monde des entraînements." Irrésistible à Melbourne pour son 18e titre du Grand Chelem et lors de la tournée américaine avec ses succès à Indian Wells et Miami, le Maître arrive reposé pour attaquer la deuxième moitié de sa saison.

Les batteries pleinement rechargées et le cheveu plus court que d'habitude, Federer est affamé: "J'ai un très bon état de fraîcheur et je suis en confiance." Dès que le gazon pointe ses brins d'herbe, le Bâlois trépigne: "Wimbledon est comme toujours mon grand objectif." Dès le 3 juillet à Londres, le meilleur joueur de l'histoire essaiera de s'imposer pour la huitième fois. Les pronostics parlent en sa faveur. Comme il a mis de côté la saison sur terre battue, le numéro 5 mondial a pu "brouter" à foison. Il arrive donc mieux préparé que jamais sur cette surface si particulière.

Un nouveau rythme

Depuis le début avril, Federer a dû s'astreindre à quelques impératifs caritatifs avec des exhibitions à Zurich et à Seattle. Mais c'est en Suisse que le Bâlois s'est préparé. Une préparation différente maintenant que l'homme aux 18 titres du Grand Chelem a plus de 35 ans. Trois jours de suite maximum, voilà le nouveau rythme de FedEx. "Je ne dois pas me tuer à l'entraînement, relève le Bâlois. Mais je dois savoir que je suis prêt quand cela devient plus dur. Et dur, cela signifie des matches en cinq sets comme à l'Open d'Australie." Après ses ennuis de santé l'an dernier, Federer essaie désormais de trouver la meilleure balance entre entraînements, pauses et matches. La clef de ses succès actuels et futurs est à chercher de ce côté.

Professionnel accompli, Federer sait pourtant que la tentation est grande de lâcher un peu la bride, surtout lors des semaines passées en Suisse. "A la maison, il y a bien plus de distractions, note celui qui doit composer avec quatre enfants. Je me dois d'être extrêmement discipliné avec un calendrier précis pour l'entraînement, les massages et le stretching. Le plus important c'est que mon état de fraîcheur soit bon et que j'ai envie de jouer."

Bravo Rafa

Dominateur de janvier à avril, Federer a suivi le retour en force de Rafael Nadal, vainqueur de son 10e Roland Garros dimanche. "Ce que Rafa a réalisé est historique, a souligné Federer. Et il l'a réussi en imposant à nouveau son style, ce que peu imaginaient. Il faut le reconnaître." Le triomphe de Nadal et sa domination sans pareille sont fous, mais Federer n'est bien entendu pas surpris: "Rafa avait déjà prouvé en Australie qu'il était de retour. Mais ce qu'il a réussi à faire là est proprement gigantesque." Il y a dix ans, les deux hommes menaient la planète tennis. Cette année, ils ont enlevé six des sept plus grands tournois et trônent au sommet du classement de la Race. La place de numéro un? Federer ne s'embarque pas là-dedans: "Je concentre mon énergie sur ma santé et sur les succès dans les tournois."

Le retour en forme de l'Espagnol n'est pas du genre à surprendre celui qui a réalisé un impressionnant come-back plus tôt dans l'année: "Cela a toujours été clair pour moi que des joueurs comme Rafa, Djokovic ou moi, quand le corps va bien et que le mental suit, sont capables de ce genre de choses." On peut aussi attribuer cette émergence à la baisse de forme d'Andy Murray et Novak Djokovic. "Novak regagnera un tournoi du Grand Chelem et se battra pour la place de numéro un mondial", prophétise le Maître. "Tous ont de gros objectifs et j'en suis très heureux", conclut-il.

ATS

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