Toute l'actu en bref

"Je suis heureux de gagner un deuxième match en cinq sets dans un même tournoi. C'est une performance rare." Au point que Roger Federer ignorait depuis quand il n'avait pas réussi cet exploit.

Il l'avait signé à Roland-Garros en 2009 face à Tommy Haas et Juan Martin Del Potro pour cueillir son unique couronne à Paris à ce jour. "On peut y voir un signe...", glisse-t-il après sa victoire contre Stan Wawrinka en demi-finale de l'Open d'Australie. Le signe que la quête du dix-huitième titre du Grand Chelem prendra fin ce dimanche à Melbourne.

"Cette finale, elle sera "compliquée" quel que soit mon adversaire, dit-il. Affronter Rafael Nadal sera toujours pour moi le test ultime. Quant à Grigor Dimitrov, j'ai beaucoup aimé ce que j'ai vu de lui ces derniers temps. Ici, il a été très bon tant devant Richard Gasquet que face à David Goffin. Et s'il bat Nadal vendredi soir, il sera, sur sa lancée aussi de son titre à Brisbane, en pleine confiance."

"Jamais je n'aurais imaginé jouer aussi bien et de témoigner d'une telle constance sur cet Open d'Australie, poursuit Roger Federer. C'est pourquoi, pour la première fois peut-être, je me dis que je peux perdre cette finale... Mais je sais que les fans ne vont pas être d'accord avec ce discours. Cette finale, il faudra la jouer avec calme et y aller franchement. Comme si je n'avais rien à perdre aussi."

Roger Federer est heureux "de pouvoir dormir trois nuits avant cette finale." Il avoue sans détour qu'il a ressenti face à Stan Wawrinka une gêne à l'adducteur gauche. "C'est pourquoi cette partie a connu tant de hauts et de bas, lance-t-il. Stan avait un souci avec son genou, moi avec mon adducteur. Ce fut un grand combat. Avec beaucoup de rebondissements. Perdre deux sets d'affilée comme il m'est arrivé ce soir n'est jamais agréable. J'ai vu le mur de près. Le plus souvent, tu es éliminé si tu te retrouves dans cette situation. Mais heureusement, j'ai joué juste dans les deux premières manches pour bénéficier d'une chance de conclure au cinquième set."

Pour dimanche, Roger Federer assure que ses adducteurs le laisseront en paix. "Physiquement, je me suis astreint à une très longue préparation, à la fin octobre, à la fin novembre et au début décembre, explique-t-il. J'avais, quand même, peur de ne pas encaisser la répétition des matches ici à Melbourne."

Avec cette deuxième victoire en cinq sets quatre jours après son premier marathon contre Kei Nishikori, Roger Federer est rassuré. A 35 ans et demi, il est sûr de posséder le coffre nécessaire pour mener à bon terme cette quête du dix-huitième titre. Même si Rafael Nadal sera de l'autre côté du filet dimanche soir. "Je mesure pleinement la dimension d'une finale entre Rafa et moi", glisse-t-il. Unique sans aucun doute.

ATS

 Toute l'actu en bref