Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

L'Italie a exigé vendredi des explications de la part de Londres suite à l'intervention britannique menée au Nigeria pour libérer deux otages, un Anglais et un Italien. L'intervention a tourné au fiasco avec la mort des deux captifs, alors que Rome n'avait pas été prévenue de l'opération.

Le Britannique Chris McManus et l'Italien Franco Lamolinara, enlevés en mai 2011 par des islamistes alors qu'ils travaillaient pour une entreprise de travaux publics dans le nord-ouest du Nigeria, ont été tués par leurs ravisseurs pendant le raid, avait révélé jeudi le Premier ministre britannique, David Cameron.

Eclaircissements nécessaires

"L'attitude du gouvernement britannique consistant à ne pas tenir l'Italie informée est inexplicable", a jugé vendredi le président italien, Giorgio Napolitano. "Des éclaircissements politiques et diplomatiques sont nécessaires."

Selon le président du Conseil, Mario Monti, ce n'est qu'après le déclenchement de l'opération par les commandos d'élite des "Special Boat Services" (SBS), que Londres a averti Rome. L'information a été confirmée vendredi par le gouvernement britannique.

Mario Monti a réuni vendredi ses ministres chargés des questions de sécurité ainsi qu'un responsable des services secrets. Une enquête parlementaire va également être ouverte sur l'affaire.

Londres s'explique

Au 10 Downing Street, un porte-parole a défendu Londres en soulignant que "la situation évoluait très rapidement sur le terrain. Notre principale priorité était de maximiser nos chances de libérer les otages".

Au Nigeria, la police a arrêté cinq suspects appartenant à la mouvance islamiste Boko Haram, a-t-on appris vendredi auprès des services de sécurité. Parmi eux figure le chef des ravisseurs, un certain Abou Mohammed.

Le raid a été mené jeudi matin contre une maison de Sokoto, dans le nord-ouest du pays, par les forces de sécurité nigériannes soutenues par une unité spéciale britannique. Les otages auraient été tués par leurs ravisseurs, a indiqué le président nigérian Goodluck Jonathan dans un communiqué.

ATS