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Le spectromètre de masse ROSINA, installé sur la sonde Rosetta, a détecté de l'argon dans la chevelure de la comète Tchouri. Cette mesure renforce la thèse selon laquelle l'eau présente sur la Terre ne provient pas principalement des comètes.

C'est la première fois que ce gaz rare est décelé sur une comète, a indiqué vendredi l'Université de Berne dans un communiqué. Or la proportion d'eau et d'argon mesurée se distingue nettement de celle que l'on trouve sur Terre.

La découverte a eu lieu en octobre 2014, lorsque Rosetta était en quête d'une place d'atterrissage pour le module Philae. Pour ce faire, elle s'était approchée à dix kilomètres de la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko.

Pendant quatre jours, l'équipe ROSINA de l'Université de Berne a comparé la quantité d'argon avec celle d'autres molécules. "Malgré la faiblesse du signal, nous avons pu confirmer la présence d'argon dans la chevelure et connaître sa proportion par rapport à l'eau", explique Hans Balsiger, de l'Université de Berne, cité dans le communiqué.

Selon ces travaux publiés dans "Science Advances", cela indique que la contribution des comètes aux océans - lorsqu'elles bombardaient la Terre dans la phase précoce du système solaire il y a plusieurs milliards d'années - est très faible, voire nulle. De précédents relevés de ROSINA sur la proportion de deutérium et d'hydrogène allaient dans le même sens.

ATS