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Alan Roura (La Fabrique) a franchi la ligne d'arrivée du Vendée Globe lundi à 9h12'32'' aux Sables d'Olonne, après 105 jours 20 heures 10 minutes et 32 secondes de navigation.

Plus jeune marin à avoir participé à cette course, le skipper genevois (24 ans le 26 février) disputait pour la première fois ce tour du monde en solitaire sans escale ni assistance. La barbe hirsute après avoir perdu son rasoir durant la course, il a pris la 12e place d'une épreuve remportée le 19 janvier par le Français Armel Le Cléac'h (Banque Populaire VIII), qui avait établi un nouveau record en 74 jours, 3 heures, 35 minutes et 46 secondes.

Alan Roura a parcouru 28'359 milles sur l'eau à la vitesse moyenne de 11,16 nœuds (20,66 km/h), précisent les organisateurs sur leur site internet. Ralenti dans une zone de hautes pressions, il a vécu des moments difficiles au cours des derniers jours. "Se retrouver bloqué, si proche du but, c'est vraiment atroce. Je n'avance pas, j'ai eu jusqu'à 24 cargos autour de moi dans la nuit, ils passent à 200 mètres de moi, c'est horrible !" s'était-il ainsi lamenté, cité par les organisateurs.

Alan Roura - qui a arrêté sa scolarité à 13 ans et a participé à sa première course en solitaire (la Mini Transat) en 2013 à l'âge de 20 ans - a eu un parcours émaillé d'incidents dans cette 8e édition du Vendée Globe: perte de ses fichiers météos pendant la traversée du Pot au Noir, problème de fixation de son safran tribord dans les mers du sud, rupture de son safran tribord dans le Pacifique, nombreux passages de cargos... "Il y a une part de peur mais au moins j'aurai fait un beau Vendée Globe. Je me serai battu du mieux que je pouvais. Je peux rentrer la tête haute", avait-il également déclaré quelques jours avant l'arrivée.

"J'y ai toujours cru. Je savais que j'irais jusqu'au bout de l'aventure", a lâché Alan Roura en direct à l'occasion du 12:45 de la RTS. "Je n'ai à aucun moment lâché l'affaire. Je suis parti le couteau entre les dents, et suis arrivé le couteau entre les dents. J'étais à la bagarre du début à la fin. Parce que j'avais un vieux bateau, et parce que j'ai dû choisir d'autres options sur le plan stratégique. J'ai dû me surpasser sans cesse."

Le Genevois était bluffé par l'accueil qui lui a été réservé aux Sables d'Olonne. "C'était assez spectaculaire. Il y avait beaucoup de monde, notamment dans le chenal. Entre ça et la fatigue accumulée, je suis un peu dans les vappes", a-t-il même avoué, avant de confirmer ses intentions pour la prochaine intention: "Je compte bien reprendre la mer pour le prochain Vendée Globe en 2020. Mais avec un bateau plus récent afin de viser plus haut dans le classement."

Il reste encore six skippers en course après l'arrivée d'Alan Roura. Le dernier de la flotte, le Français Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean), a franchi l'Equateur dimanche matin.

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ATS