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Rusal: un ex-conseiller de Sarkozy nommé président

L'ex-conseiller de Nicolas Sarkozy, l'ancien député français Jean-Pierre Thomas, a accédé à la présidence du géant russe de l'aluminium Rusal (archives). KEYSTONE/AP/FRANCOIS MORI sda-ats
Ce contenu a été publié le 28 décembre 2018 - 09:37
(Keystone-ATS)

Le géant russe de l'aluminium Rusal a annoncé vendredi la nomination de l'ancien député français Jean-Pierre Thomas, ex-conseiller de Nicolas Sarkozy, comme président de son conseil d'administration, siège renouvelé pour éviter au groupe des sanctions de Washington.

Administrateur indépendant depuis juin, Jean-Pierre Thomas prendra la présidence du conseil d'administration au 1er janvier, a précisé l'entreprise dans un communiqué à la Bourse de Hong Kong où elle est cotée.

Ancien député des Vosges (1993-1997), dans l'est de la France, et ingénieur de formation, M. Thomas, 61 ans, a travaillé pendant 15 ans pour la banque d'affaires Lazard Frères et est titulaire d'un doctorat en économie, selon Rusal.

Il avait été nommé en 2011 "représentant spécial du président français" chargé du développement des relations économiques entre la France et la Russie, précise Rusal.

Cette annonce intervient après le départ mercredi de l'Allemand Matthias Warnig, présenté par la presse russe comme un proche de Vladimir Poutine et ancien agent des renseignements d'Allemagne de l'Est, où le président russe a travaillé pour le KGB.

Son départ faisait partie des engagements pris par Rusal pour échapper aux sanctions imposées en avril par Washington contre le milliardaire Oleg Deripaska, qui était alors le principal actionnaire du groupe, parmi d'autres oligarques réputés proches du Kremlin.

Face aux risques de perturbations sur le marché des métaux dont le groupe russe est un acteur majeur, Washington avait donné du temps à l'entreprise pour réduire ses liens avec M. Deripaska, qui avait dès le printemps quitté le conseil d'administration avec une partie de l'équipe dirigeante de l'époque.

Mi-décembre, le Trésor américain avait finalement annoncé son intention de retirer Rusal de la liste des entités sanctionnées, citant parmi les conditions le départ du président du conseil d'administration.

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