Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Des milliers de personnes ont défilé dimanche dans les rues de plusieurs villes russes pour protester contre le retour de Vladimir Poutine au Kremlin, à la veille de son investiture officielle. Les rassemblements ont toutefois semblé en-deçà des attentes de l'opposition, alors que des militants ont été arrêtés.

"Plus de 250 personnes ont été interpellées dans le centre de Moscou pour avoir mené des actions illégales", a indiqué la police de Moscou. La manifestation a aussi été endeuillée par la mort d'un photographe, tombé d'un balcon alors qu'il tentait de prendre des photos, a rapporté l'agence Itar-Tass.

Parmi les personnes arrêtées figurent des opposants, dont le leader du Front de gauche Sergueï Oudaltsov et le blogueur Alexeï Navalny et l'ancien vice-premier ministre Boris Nemtsov.

Des heurts ont opposé les manifestants avec la police, cette dernière frappant les protestataires avec des matraques. Un long cordon de policiers Omon, du ministère de l'Intérieur, a refoulé les manifestants, frappant certains à la tête, sur une place faisant face au Kremlin, sur la rive opposée de la Moskova.

"Poutine voleur"

Certains manifestants ont lancé des bouteilles en plastique et l'un d'eux a jeté une bombe incendiaire, ont constaté des journalistes de Reuters. Selon la police, quatre policiers ont été blessés.

Au moins 20'000 personnes (8000 selon la police) ont défilé à Moscou, scandant "La Russie sans Poutine", "Poutine voleur". "L'histoire nous montre que si une personne gouverne pendant longtemps, surtout en utilisant des méthodes de dictateur, rien de bon n'en ressort pour le pays", a déclaré à Reuters un vétéran de la Seconde Guerre mondiale, âgé de 85 ans.

Muni d'une pancarte "Poutine a perdu ma confiance", Andreï Assianov, 44 ans, témoigne pour sa part de sa désillusion. "J'ai fait confiance à Poutine tant qu'il a gouverné dans les règles de la Constitution, mais notre loi limite la présidence à deux mandats consécutifs. Lui et son clown (le président sortant Dmitri Medvedev) se sont assis sur cette règle", a-t-il déclaré.

ATS