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Au premier jour du procès, l'ancien ministre de l'économie a dénoncé une "provocation organisée d'en haut à partir d'une dénonciation mensongère" du patron de Rosneft.

KEYSTONE/AP/PAVEL GOLOVKIN

(sda-ats)

L'ancien ministre russe de l'Economie Alexeï Oulioukaïev a accusé mercredi les services secrets russes (FSB) et le patron du géant pétrolier Rosneft de l'avoir piégé pour le faire tomber. Jugé à Moscou pour corruption, il risque quinze ans de prison.

L'ex-ministre est soupçonné d'avoir tenté de soutirer deux millions de dollars à Rosneft. Au premier jour des débats d'un procès qui a techniquement débuté la semaine dernière, il a dénoncé l'"absurdité" de l'accusation, "l'absence de preuves" et une "accusation fabriquée qui repose exclusivement sur les affirmations de (Igor) Setchine", un proche du président et patron du géant pétrolier Rosneft.

Le plus haut responsable arrêté pour corruption depuis l'arrivée au Kremlin de Vladimir Poutine en 2000 est revenu sur son arrestation, estimant que la transmission du sac contenant l'argent avait été "planifiée à l'avance par des agents du FSB" et qu'il était venu seulement parce que le patron de Rosneft lui avait demandé de venir.

"Setchine m'a appelé personnellement (...) Il m'a convaincu de venir à Rosneft", a-t-il lancé. Il s'agissait d'une "provocation organisée d'en haut à partir d'une dénonciation mensongère" de Igor Setchine, a martelé M. Oulioukaïev, 61 ans, qui a perdu 14 kilos depuis son arrestation rocambolesque dans les bureaux du groupe contrôlé par l'Etat russe.

Lutte des clans

Si de hauts fonctionnaires tombent régulièrement pour des affaires de corruption médiatisées, il s'agissait de la première interpellation d'un ministre en exercice depuis la fin de l'URSS. M. Poutine l'avait aussitôt limogé et remplacé, après une période d'intérim, par un économiste de 35 ans issu du ministère des Finances, Maxime Orechkine.

L'énormité des faits reprochés et les acteurs de cette affaire, avec d'un côté un ministre technocrate peu charismatique et de l'autre une entreprise semi-publique très puissante, avaient suscité la surprise et l'incompréhension parmi l'aile libérale du pouvoir russe, dont il était proche.

A l'approche de la présidentielle de mars 2018, certains commentateurs ont vu dans cette arrestation un nouvel épisode de la lutte qui oppose les clans gravitant autour de Vladimir Poutine. Ils y voient une démonstration de force des "siloviki" issus des services de sécurité dont Igor Setchine est considéré comme un chef de file.

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ATS