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Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté en Russie samedi pour réclamer la fin du régime de Vladimir Poutine et la tenue de nouvelles élections législatives après le scrutin controversé du 4 décembre. Une telle mobilisation était sans précédent depuis son arrivée au pouvoir en 2000.

Agitant des pancartes "Les rats doivent partir" et "Voleurs, escrocs, rendez-nous nos voix", plusieurs milliers de manifestants ont défilé dans les rues de dizaines de villes. Forts de ce succès, les opposants ont prévu un nouveau rassemblement le 24 décembre.

A Moscou, plusieurs dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées place Bolotnaya, située de l'autre côté de la rivière Moskova, face au Kremlin.

"Aujourd'hui, 60'000, peut-être 100'000 personnes étaient présentes au rassemblement", a déclaré l'ancien Premier ministre Mikhaïl Kassianov, dont le parti n'a pas été autorisé à participer aux élections. "C'est le début de la fin pour ces voleurs au pouvoir", a-t-il ajouté dans un discours prononcé devant la foule massée sur la place.

La chaîne télévisée sous contrôle étatique NTV a fait part de "dizaines de milliers" de manifestants. La police de Moscou a de son côté évalué le nombre des manifestants dans la capitale à 25'000.

Nouveau scrutin exigé

A la tribune se sont succédé des représentants de l'opposition. Un mélange disparate allant de l'extrême gauche aux libéraux, en passant par le mouvement nationaliste "Les Russes".

"Les dizaines de milliers de personnes qui se rassemblent aujourd'hui ne se laissent pas faire quand Poutine et (le chef de la commission électorale Vladimir) Tchourov leur volent 12 millions de voix", a martelé l'un des dirigeants de l'opposition libérale.

Il a précisé que l'opposition exigeait la libération des personnes emprisonnées depuis les premières manifestations le 5 décembre (1600 interpellations à Moscou et à Saint-Pétersbourg), la fin de la "censure", et l'organisation de nouvelles élections.

ATS