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Les sondages de sortie des urnes donnent le parti de Vladimir Poutine, Russie Unie, en déclin lors des législatives de dimanche. En annonçant sa victoire avec 47,3% des voix, les résultats de 27% des bureaux de vote confirment ce recul.

Le parti de Vladimir Poutine pourrait ainsi perdre sa majorité absolue. Elle comptait 315 sièges dans la Douma d'Etat sortante. Le Parti communiste (opposition) reste le deuxième parti à la Douma (chambre basse)avec quelque 20% des voix, suivi par le parti Russie juste (centre-gauche) avec 13% et le parti libéral-démocrate (nationaliste) avec 13% également.

Par ailleurs, une cinquantaine d'opposants, dont l'écrivain Edouard Limonov, ont été interpellés dimanche alors qu'ils manifestaient à Moscou et à Saint-Pétersbourg, selon la police.

Traitement de faveur

En ce qui concerne la campagne pour les législatives, l'opposition a dénoncé le traitement de faveur réservé à Russie unie à la télévision et a mis en garde contre de possibles irrégularités. Certains de ses représentants nomment Russie unie le parti "des escrocs et des voleurs".

La radio indépendante Echo de Moscou a indiqué que son site internet avait été fermé par des pirates informatiques dimanche matin. "Il est évident que cette attaque le jour de l'élection fait partie d'une tentative d'éviter la publication d'informations sur les irrégularités", a déclaré le rédacteur en chef de la radio sur Twitter.

Les sites internet du site d'information Slon.ru et de l'ONG russe Golos, qui traque la fraude électorale, ont également été piratés. L'ONG dit aussi avoir été exclue de plusieurs bureaux de vote dans la région de Tomsk, en Sibérie.

Soupçons de fraude

Les Etats-Unis ont exprimé leur inquiétude face à ce qui leur semble être des manoeuvres de "harcèlement" visant à empêcher Golos de surveiller le déroulement du scrutin.

Le chef de file du Parti communiste, Guennadi Ziouganov, a fait état de fraude massive dans plusieurs régions. "Je viens de parler à mes collègues en Sibérie et en Extrême-Orient, et la situation est très préoccupante", juge-t-il.

L'issue du scrutin présidentiel de mars prochain ne fait guère de doute et le futur chef de l'Etat a fait savoir en septembre qu'il céderait alors la tête du gouvernement au président sortant Dmitri Medvedev.

ATS