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Les trois jeunes femmes du groupe de punk rock russe Pussy Riot ont été condamnées vendredi chacune à deux ans de camp pour "hooliganisme" et "incitation à la haine religieuse". Le verdict a suscité de vives réactions, tant en Russie que sur le plan international.

Nadejda Tolokonnikova, 22 ans, Ekaterina Samoutsevitch, 30 ans, et Maria Alekhina, 24 ans, qui avaient chanté en février une "prière punk" dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou, demandant à la Sainte Vierge de "chasser Poutine" du pouvoir, ont "violé l'ordre public" et "offensé les sentiments des croyants", sans exprimer de repentir, a déclaré la juge Marina Syrova.

Les six mois qu'elles ont passés en détention provisoire seront déduits de leur peine. Le parquet avait requis le 7 août trois ans de prison à leur encontre. Leurs avocats ont annoncé qu'ils allaient faire appel du verdict.

Dans une interview publiée vendredi par le journal "Novaïa Gazeta", les jeunes femmes avaient indiqué qu'elles ne demanderaient pas au président Vladimir Poutine de les gracier.

Aux abords du tribunal, environ 400 manifestants ont crié "Honte!" et "Fascistes!" La police, qui avait déployé un important dispositif autour du bâtiment, a interpellé plus de soixante partisans des Pussy Riot, dont le chef du Front de Gauche Sergueï Oudaltsov et l'ancien champion du monde d'échecs Garry Kasparov, emmenés dans des cars de police.

Résonance internationale

Sur la scène politique internationale également, les réactions ont fusé après l'énoncé de la condamnation, la résonance du procès ayant largement dépassé les frontières de la Russie.

La cheffe de la diplomatie de l'Union européenne (UE), Catherine Ashton, s'est déclarée "profondément déçue par le verdict". "Cette sentence est disproportionnée", a-t-elle dit dans un communiqué.

En Russie, plusieurs voix se sont également élevées, à l'annonce du verdict. Le délégué du Kremlin pour les droits de l'Homme Vladimir Loukine a jugé la condamnation "injuste".

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ATS