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Une foule immense d'opposants russes s'est rassemblée samedi à Moscou. Cette mobilisation a été supérieure au rassemblement qui s'était tenu quinze jours plus tôt et qui était déjà considéré comme un défi sans précédent pour Vladimir Poutine, arrivé au pouvoir en 2000.

L'opposition a revendiqué quelque 120'000 manifestants contestant la victoire aux législatives du 4 décembre du parti au pouvoir Russie Unie, tandis que la police a fait état de 29'000 protestataires. Aucun chiffre de source indépendante n'était cependant disponible.

Dialoguer

La manifestation s'est achevée sans incident peu après 14h00 suisses avec l'adoption d'une déclaration réclamant notamment "des législatives anticipées" et "la libération des prisonniers politiques".

Les manifestants ont par ailleurs reçu samedi le soutien de l'ex-ministre des Finances, Alexeï Koudrine, que M. Poutine décrivait la semaine dernière comme "un ami". "Il faut une plateforme de dialogue sinon ce sera la révolution, sinon nous perdons la chance qui est devant nous pour un changement pacifique" en Russie, a-t-il dit.

Appel de Gorbatchev

De son côté, l'ex-président soviétique Mikhaïl Gorbatchev a appelé Vladimir Poutine à immédiatement quitter le pouvoir, face à cette contestation sans précédent. "Il a déjà fait trois mandats: deux en tant que président (2000-2008), un en tant que premier ministre - trois mandats, ça suffit", a souligné M. Gorbatchev.

Ce mouvement de contestation sans précédent depuis l'arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine en 2000 a été largement organisé sur l'Internet et rassemble des gens d'horizons très divers: partis nationalistes, extrême-gauche, libéraux, associations, ONG et célébrités du monde de la culture ou de la télévision.

Cette vague de mécontentement intervient alors que Vladimir Poutine compte se faire réélire à la présidence russe qu'il avait laissée en 2008 à son dauphin désigné, Dmitri Medvedev, faute de pouvoir accomplir un troisième mandat consécutif.

ATS