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Le premier ministre russe Vladimir Poutine a exclu jeudi de remettre en cause les résultats des législatives et a ironisé sur l'opposition. A trois mois de la présidentielle, il a assuré qu'il tiendrait le pays face à la crise et aux menaces de déstabilisation étrangères.

Cinq jours après des manifestations sans précédent de l'opposition qui conteste la victoire du parti au pouvoir Russie unie aux élections du 4 décembre, l'homme fort du pays a répondu pendant plus de quatre heures aux questions généralement sans aspérités de journalistes, personnalités, et à celles, sélectionnées, de ses concitoyens.

Une séance de communication télévisée à laquelle il se livre tous les ans depuis une décennie sur un ton volontiers paternaliste.

Humour "poutinien"

Quelques minutes plus tard, il a toutefois dénoncé à nouveau des tentatives de "déstabilisation" ourdies à partir de l'étranger. Il a affirmé que l'opposition avait payé des jeunes gens pour manifester.

"Franchement, quand j'ai vu à l'écran ce que certains avaient sur la poitrine, ce n'est peut-être pas très correct, mais j'ai cru que c'était pour la propagande de la lutte contre le sida, que c'étaient, disons, des contraceptifs", a également ironisé M. Poutine à propos du ruban blanc devenu le symbole de la contestation.

Des "vassaux"

Selon lui, le véritable objectif de l'opposition, dont un des principaux slogans est "La Russie sans Poutine !", est l'élection présidentielle de mars à l'occasion de laquelle il a annoncé son intention de revenir au Kremlin.

L'ex-agent du KGB a réitéré ses accusations contre un "plan mis au point à l'étranger pour déstabiliser la société". Il avait accusé Washington la semaine dernière d'avoir encouragé un scénario du "chaos" en Russie et d'y consacrer des "centaines de milliers de dollars".

Nostalgique affiché de la puissance soviétique, M. Poutine a répété ses regrets à l'égard de l'explosion de l'URSS, intervenue en décembre 1991.

ATS