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Le journaliste saoudien Jamal Khashoggi n'a plus été vu vivant depuis qu'il est entré dans le consulat de son pays à Istanbul le 2 octobre (image symbolique).

KEYSTONE/EPA/SEDAT SUNA

(sda-ats)

L'enquête sur la disparition du journaliste saoudien Jamal Khashoggi a révélé l'existence d'enregistrements effectués à l'aide de sa montre connectée. Ils laissent supposer qu'il a été torturé et tué, a rapporté samedi le quotidien turc Sabah.

Jamal Khashoggi n'a pas donné signe de vie depuis qu'il s'est rendu au consulat d'Arabie saoudite à Istanbul, le 2 octobre dernier. Sa fiancée, qui l'attendait à l'extérieur, assure qu'il n'en est pas ressorti et, selon des sources proches des services de sécurité turcs, il y a été tué par une équipe d'une quinzaine de Saoudiens repartis le jour même dans leur pays.

Ryad, qui dément, a accepté de participer à l'enquête et une délégation saoudienne est arrivée vendredi en Turquie.

"Les moments où Khashoggi a été interrogé, torturé et assassiné ont été enregistrés dans la mémoire de l'Apple Watch", écrit l'auteur de l'article de Sabah, précisant que la montre était synchronisée avec son iPhone, qu'il a confié à sa fiancée avant d'entrer au consulat.

Selon Sabah, qui cite "des sources fiables appartenant à un service de renseignements spécial", le journaliste a activé la fonction d'enregistrement de sa montre avant d'entrer au consulat. Des membres des services de renseignements saoudiens s'en sont rendus compte après sa mort et ont utilisé ses empreintes digitales pour supprimer certains fichiers, mais d'autres ont pu être récupérés sur son téléphone, poursuit-il.

Allégations rejetées

Jamal Khashoggi s'est exilé aux Etats-Unis il y a un an, craignant que ses opinions ne lui valent des représailles. Il a quitté l'Arabie en septembre 2017 quand les autorités l'ont sommé de cesser de s'exprimer sur Twitter. Au cours de l'année écoulée, il a écrit une série d'articles publiés par le Washington Post, dans lesquels il dénonçait l'attitude de Ryad à l'égard du Qatar et s'indignait de la guerre au Yémen, de la répression politique ou de la censure.

L'Arabie saoudite a rejeté samedi comme "infondées" les allégations selon lesquelles Ryad aurait ordonné de tuer Jamal Khashoggi, journaliste dissident disparu à Istanbul, envoyant en Turquie une équipe pour collaborer à l'enquête.

"Horrifiée"

Le président américain Donald Trump a estimé que l'Arabie saoudite pourrait être derrière la disparition du journaliste Jamal Khashoggi, et que si tel était le cas, son pays infligerait un "châtiment sévère" au royaume. La Maison-Blanche et le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo se sont entretenus avec le prince héritier Mohammed ben Salmane.

La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) Christine Lagarde a confirmé son intention de participer néanmoins au sommet économique "Davos du désert" à Ryad. Elle s'est cependant dite "horrifiée" par l'affaire Khashoggi, soulignant son attachement aux droits de l'Homme.

Le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin a également confirmé sa présence au sommet. "Si plus d'informations apparaissent la semaine prochaine, je les prendrai bien sûr en compte", a-t-il précisé samedi.

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ATS