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Cinq jours après le séisme, les travaux de déblaiement se poursuivent à Amatrice.

KEYSTONE/EPA ANSA/MASSIMO PERCOSSI

(sda-ats)

Des experts devaient commencer lundi à évaluer la viabilité des écoles dans la zone frappée par le séisme dans le centre de l'Italie en prévision de la rentrée scolaire. Le gouvernement cherche pour sa part des solutions innovantes pour reloger les sinistrés.

"Nous devons donner immédiatement à ceux qui ont survécu à cette tragédie un signal d'espoir et de retour à la normalité" et la rentrée scolaire, mi-septembre en Italie, doit être "le premier signal", a déclaré la ministre de l'Education, Stefania Giannini.

Les autorités italiennes estiment qu'un des moyens de motiver les habitants à rester dans les zones sinistrées est de permettre à leurs enfants d'y poursuivre une scolarité normale.

Réparer rapidement les écoles susceptibles de l'être, déplacer les élèves des écoles détruites ou dangereuses dans d'autres intactes, construire des préfabriqués... Toutes les pistes sont à l'étude pour que la rentrée ait bien lieu.

A ce sujet, une réunion est prévue mercredi, en présence de la ministre, à Amatrice, localité la plus touchée avec plus de 230 morts sur un total de près de 300 victimes.

Plan national

En marge d'une cérémonie solennelle de funérailles samedi à Ascoli Piceno, au pied des montagnes meurtries, le maire de la ville, Guido Castelli a répété l'engagement de Matteo Renzi à apporter des réponses concrètes aux sinistrés en reconstruisant au plus vite les écoles, les mairies et les églises.

Le chef du gouvernement va présenter un plan national destiné à protéger la péninsule transalpine des conséquences des séismes. M. Renzi a jugé lundi que l'Italie avait besoin de "changer de mentalité" et a annoncé qu'il présenterait dans les jours à venir un projet baptisé "la Maison de l'Italie" et a demandé aux responsables politiques, syndicats, experts et groupes immobiliers de s'impliquer.

"Il faut faire vite, mais plus encore, il faut faire bien et surtout impliquer les populations concernées", a écrit M. Renzi sur sa page Facebook. "L'engagement du gouvernement est que ces lieux, au passé si riche, puissent avoir un avenir et pour le faire, il faudra travailler tous ensemble", a-t-il ajouté.

En deux temps

M. Renzi a requis l'expertise, lors d'un entretien de quatre heures dimanche, du célèbre architecte italien Renzo Piano, 78 ans, prix Pritzker de l'architecture en 1998 et auteur avec son équipe de plus de 120 projets sur plusieurs continents, dont le centre Beaubourg à Paris.

L'architecte, qui a reconstruit l'Auditorium de l'Aquila après le tremblement de terre de 2009, estime qu'il faut agir en deux temps: d'abord des petites maisons en bois et un retour dans les maisons en dur au fur et à mesure de l'avancée des travaux.

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ATS