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L'Emilie-Romagne pansait ses plaies mercredi, après avoir été touchée en dix jours par deux violents séismes qui ont fait au total 23 morts. Quelque 14'000 personnes sont hébergées dans des logements de fortune sans savoir si et quand elles pourront regagner leur domicile.

La "reconstruction commencera rapidement et sera bien faite", a promis le président de cette région du nord de l'Italie, Vasco Errani. Le gouvernement a adopté un train de mesures en faveur de la zone sinistrée: report du paiement des impôts et des cotisations sociales, prêts à taux aidés, taxe de deux centimes sur l'essence pour financer les aides publiques.

Mais la Cofindustria, principale fédération patronale du pays, a d'ores et déjà averti que ces secousses auraient des effets économiques "significatifs". "Cela ne peut qu'aggraver une situation déjà très difficile", a-t-elle averti.

Le tissu économique de cette région qui est le coeur de l'industrie biomédicale italienne et le berceau de produits mondialement connus comme le parmesan et le vinaigre balsamique, a été très affecté. Les dommages dans le seul secteur agroalimentaire s'élèveraient à 500 millions d'euros, selon l'organisation professionnelle Coldiretti.

Traumatisme

Le conseil des géologues italiens a rappelé que "les séismes sont totalement imprévisibles" et a recommandé tout d'abord une révision des cartes sur le risque sismique.

Le corps d'un ouvrier a été retrouvé mercredi dans son usine à Medolla, portant le bilan du séisme de mardi à 17 morts et 350 blessés. Le 20 mai, un premier tremblement de terre avait déjà fait six morts.

Traumatisées par ces secousses incessantes, 14'000 personnes sont privées d'un toit dans la région, soit parce que leur habitation a été endommagée soit parce qu'elles craignent de revenir chez elles.

Le chef du gouvernement Mario Monti a annulé un déplacement prévu jeudi à Bruxelles et envisagerait de se rendre sur place pour évaluer la situation.

ATS