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La validation vendredi soir par le Conseil constitutionnel de la candidature du chef de l'Etat sénégalais Abdoulaye Wade à la présidentielle de février a provoqué une vague de violences dans plusieurs villes du Sénégal. Dans la capitale, Dakar, un policier a été tué.

Le Conseil constitutionnel a écarté la candidature du musicien internationalement connu Youssou N'Dour au motif que la vedette n'avait pas recueilli les 10'000 signatures nécessaires pour se présenter. L'institution a indiqué que 4000 des 12'000 soutiens revendiqués par le musicien n'avaient pu être vérifiés.

Dès l'annonce de la validation de la candidature du président Wade et du rejet de celle du chanteur Youssou Ndour, des jeunes se sont rassemblés sur la Place de l'Obélisque, à Dakar et ont jeté des pierres sur les policiers. Ces derniers ont riposté en usant de gaz lacrymogènes et de matraques.

Barres de fer

Les jeunes, armés de barres de fer, ont également mis le feu à des pneus et des courses-poursuites entre eux et les policiers se sont engagées dans les rues adjacentes au lieu de rassemblement.

"Ils ont tué un policier", a déclaré un commissaire de police, sans donner plus de détails. Les violences se son poursuivies dans la nuit de vendredi à samedi dans plusieurs autres quartiers de Dakar.

"48 heures pour un recours"

Les télévisions montraient des jeunes érigeant des barricades, brûlant des pneus et des planches sur plusieurs artères. Des échanges de projectiles et de gaz lacrymogènes entre des manifestants, essentiellement des jeunes, et les forces de l'ordre anti-émeutes de la police et de la gendarmerie ont également été constatés.

Des manifestations de colère étaient en cours également dans les provinces. A Thiès et à Kaolack au centre du pays, ainsi qu'à Matam et Ourossogui au nord.

Le Mouvement du 23 juin (M23), une coalition de partis politiques d'opposition et d'organisations de la société civile contestant la candidature du président Wade, a appelé samedi les Sénégalais à "marcher sur le palais" présidentiel pour obliger le président à partir.

ATS