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La contestation de la candidature à la présidentielle au Sénégal du président Abdoulaye Wade a été marquée lundi par de nouvelles violences avec deux tués dans le nord du pays. Un rassemblement de l'opposition mardi à Dakar fait craindre de nouveaux débordements.

Ces violences ont éclaté lors d'une manifestation de militants du Mouvement du 23 juin (M23), regroupant des partis d'opposition et organisations de la société civile contre la candidature de M. Wade, 85 ans, au pouvoir depuis douze ans. Sa candidature a été confirmée par le Conseil constitutionnel dimanche soir et cette décision est irrévocable, aucun recours légal n'étant plus possible.

Selon une source policière jointe à Podor (215 km au nord-est de la ville de Saint-Louis), des gendarmes sont intervenus pour disperser les manifestants anti-Wade, faisant des blessés par balle, dont deux ont succombé à leurs blessures: un jeune de 17 ans parmi les manifestants et une sexagénaire prise dans les troubles alors qu'elle revenait du marché, d'après un témoin.

Plusieurs arrestations

Ces violences meurtrières sont les secondes en trois jours en lien avec la contestation de la candidature de M. Wade, après celles du soir du 27 janvier, marquées par des émeutes à Dakar, où un policier a été tué, et en province. Selon l'opposition, de nombreuses personnes ont été blessées et arrêtées à travers le pays.

Aucun bilan n'est disponible. Parmi les personnes arrêtées, figure Alioune Tine, célèbre défenseur des droits de l'homme et coordonnateur du M23, retenu depuis samedi par la police.

Le rejet de la candidature du chanteur Youssou N'Dour et celle de deux autres candidats indépendants ont également été confirmés par le Conseil constitutionnel. Ces candidatures ne disposent pas de suffisamment de signatures de soutien.

ATS