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La Haut Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Navi Pillay, a dénoncé jeudi un possible usage excessif de la force par les autorités du Sénégal. Le président sénégalais Wade a par ailleurs comparé à une simple "brise" la contestation de sa candidature à la présidentielle.

"Les informations faisant état d'un usage excessif de la force par la police en réponse à la violence de certains manifestants, sont vraiment préoccupants étant donné la tradition du Sénégal de respect des libertés d'association, de rassemblement et d'expression", a affirmé à Genève la Haut Commissaire.

"En plus d'exhorter à la modération les autorités, j'appelle tous les candidats à l'élection présidentielle à renoncer et à décourager toute nouvelle tentative de violence ou d'incitation à la violence", a-t-elle dit.

Au moins quatre personnes auraient été tuées au cours des manifestations qui ont suivi la publication de la liste des candidats à l'élection présidentielle, approuvée par le Conseil constitutionnel, a indiqué le Haut Commissariat.

Une brise

Le président sénégalais estime que cette vague de contestation n'est qu'une "une brise". "C'est un vent léger qui secoue les feuilles des arbres, mais elle ne devient jamais un ouragan", a-t-il déclaré, qui s'exprimait au cours d'une cérémonie publique à Dakar.

Regroupées au sein du Mouvement du 23 juin (M23), l'opposition et la société civile exigent le retrait de la candidature de M. Wade au scrutin présidentiel du 26 février, candidature dont la validité a été confirmée le 29 janvier par le Conseil constitutionnel.

Elu en 2000 puis réélu en 2007, le président Wade, âgé de 85 ans, se présente pour un troisième mandat de sept ans. Treize candidats de l'opposition se présentent face à lui en ordre dispersé. La candidature du chanteur Youssou Ndour, très populaire au Sénégal et à l'étranger, a quant elle été rejetée.

ATS