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Une série d'attentats à la bombe a frappé Bagdad jeudi, faisant près de 70 morts, selon un nouveau bilan. Cette flambée de violence survient au moment où une crise politique paralyse les institutions et menace le fragile équilibre entre sunnites et chiites, majoritaires dans le pays.

Dans une attaque apparemment coordonnée, une dizaine de bombes ont explosé en pleine heure de pointe dans différents quartiers à travers la ville. Les déflagrations ont fait près de 70 morts et près de deux cents blessés, selon un nouveau bilan du ministère de la Santé.

"Ils n'ont pas visé des institutions ou des postes de sécurité", mais plutôt "des écoles, des travailleurs, l'agence anti-corruption", a affirmé le général Qassim Atta, porte-parole de la sécurité de Bagdad. Le responsable a précisé qu'il était encore "trop tôt" pour savoir qui était derrière cette attaque.

Il s'agit des premières violences depuis le début de la crise politique qui menace la fragile trêve entre les différentes forces du pays. Elles font craindre un retour des violences confessionnelles, quelques jours après le départ des troupes américaines et un an après la formation du gouvernement d'union.

Mandat d'arrêt

Ces cinq derniers jours, un mandat d'arrêt a été lancé à l'encontre du vice-président sunnite Tarek al-Hachémi, le chef du gouvernement chiite, Nouri al-Maliki, a réclamé le limogeage du vice-premier ministre sunnite, et le bloc parlementaire Iraqiya, soutenu par les sunnites, a décidé de boycotter l'Assemblée et le gouvernement.

Un an après le vote de confiance du Parlement au gouvernement d'unité nationale, M. Maliki a menacé de remplacer les neuf ministres appartenant à Iraqiya s'ils maintenaient cette décision. Le premier ministre a aussi appelé le Kurdistan irakien à remettre à la justice M. Hachémi, qui se trouve actuellement dans la capitale de cette région autonome et rejette les accusations de complot retenues contre lui.

ATS