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Saccage du bar "Elvis et Moi" à Fribourg: peines aggravées

Les trois Bernois qui ont participé au saccage du bar fribourgeois "Elvis et Moi" en octobre 2008 ont vu aujourd'hui leurs peines aggravées lors d'un procès en appel à Fribourg. La défense plaidait l'acquittement. Un recours n'est pas exclu.

Le juge de police de la Sarine a suivi le réquisitoire du Ministère public et a même été au-delà. L'un des trois prévenus, le pépiniériste ayant du mal à rester réveillé durant les audiences, s'est vu infliger une peine de 120 jours-amende avec trois ans de sursis, au lieu de 100 jours-amende et deux ans de sursis.

Les deux autres accusés ont vu également leur peine aggravée, soit 100 jours-amende, au lieu de 90 jours-amende, assortie d'un sursis de deux ans. Après la lecture du verdict, leur avocate a déclaré que le jugement était inacceptable. Un recours est donc vraisemblable.

Les chefs d'accusation retenus sont l'émeute, les lésions corporelles simples et la violence ou menace contre les autorités et les fonctionnaires. Les trois inculpés faisaient partie d'une bande de 19 personnes qui ont mis en pièce le bar et démoli des instruments de musique parce qu'ils croyaient que le groupe qui devait s'y produire était d'extrême-droite.

Pas de violation de domicile

Les trois accusés devront verser 5000 francs pour tort moral à la propriétaire du bar, 3422 francs aux musiciens italiens et 2762 francs à l'association organisatrice du concert. Ils devront s'acquitter des frais d'avocat, soit un total de 32'500 francs pour les trois parties plaignantes.

Pour le paiement des dégâts matériels, "nous allons devoir recourir devant le tribunal civil car le juge n'a pas retenu la violation de domicile", a déclaré à l'ats Christian Delaloye, avocat de la propriétaire du bar.

Exaspérante désinvolture

Lors du procès, le Ministère public avait fortement critiqué l'attitude du principal accusé, évoquant une "désinvolture exaspérante". Les deux avocats de la défense avaient plaidé l'absence totale de preuves contre leurs clients. "Il n'y a pas une seule preuve, aucune trace ADN ou autre", avait déclaré Hans Keller, défenseur du pépinériste.

Les 19 personnes ont été condamnées par ordonnance pénale en décembre dernier. Motif des casseurs: empêcher la tenue d'un concert du groupe Camerata Mediolanense. Seize d'entre eux ont accepté leur peine, après avoir pour certains retiré leur opposition peu avant le procès.

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